eu já recebi essas palavras como se fosse de origem celta ou especificamente irlandesa... o que no final dá quase na mesma... pra quem não entende muito ou pra quem como eu não se importa com os rigorosismos da História... pq o mais importante aqui é o espírito dessas palavras, o sentimento que as anima, a intenção amorosa que está por trás delas... por isso, por fazer parte de mim, aqui estou postando...
(versão resumida)
...que o caminho seja brando
a teus pés,
o vento sopre leve
em teus ombros.
Que o sol brilhe cálido sobre a tua face,
as chuvas caiam serenas
em teus campos.
E até que eu
de novo te veja,
que Deus te guarde
na palma de sua mão.
(versão estendida)
Que o caminho seja brando a teus pés,
O vento sopre leve em teus ombros.
Que o sol brilhe cálido sobre tua face,
As chuvas caiam serenas em teus campos.
E até que eu de novo te veja,
que os Deuses te guardem nas palmas de Suas mãos
Que a estrada abra à tua frente,
que o vento sopre levemente em tuas costas,
que o sol brilhe morno e suave em tua face,
que a chuva caia de mansinho em teus campos.
E até que nos encontremos de novo...
Que os Deuses te guardem nas palmas de Suas mãos.
Que as gotas da chuva molhem suavemente o teu rosto,
que o vento suave refresque teu espírito,
que o sol ilumine teu coração,
que as tarefas do dia não sejam um peso nos teus ombros,
e que os Deuses te envolvam num manto de amor."
AUTOR DESCONHECIDO
sexta-feira, 10 de dezembro de 2010
quarta-feira, 8 de dezembro de 2010
a pesquisa completa...
perdão pelo meu francês... rsrs... mas o tema é tão apaixonante pra mim, que estou transcrevendo do site "oficial", uma das melhores fontes que já achei na rede sobre essa grande mulher, de um período histórico em que nunca as mulheres eram suficientes para saírem dos bastidores... foi Rainha dos dois grandes maiores reinos da sua época, desafiou o Papa como instituição política... enfim, Eleonor foi tudo... ei-la aqui, no original: (ehmm, bien, oui, Je peux lire un peu et compris une bit, une petit de français qu'il suffit.)
Un mystère auréole la naissance d’Aliénor, fille du Duc d’Aquitaine Guillaume X et petite fille de Guillaume IX le Troubadour.
La future reine de France puis d'Angleterre vient au monde en 1122 ou en 1124, dans un lieu resté indéfini. Est-ce à Poitiers, à Bordeaux ou encore à Nieul-sur-Autise, là où sera ensevelie sa mère Aénor de Chatellerault alors qu'Aliénor n'a que six ou huit ans ?
Une tradition extrapolée à partir d’une charte, mais établie aujourd’hui comme un faux document, propose également le château de Belin dans les Landes.
De 1122 à 1137, son enfance se déroule dans une cour féodale sans doute rude mais largement éprise de poésie. Guillaume X d’Aquitaine maintient à l’égard des troubadours et des jongleurs gascons le large mécénat voulu par son père.
Parmi eux, Cercamon (ou Cherche-Monde), jongleur de Gascogne est un protégé du prince troubadour ; ils partagent des joutes poétiques qui adoucissent singulièrement l’austérité du palais ducal de l’Ombrière à Bordeaux ou de celui de Poitiers, sièges du duché d’Aquitaine.
Aliénor sort de l’ombre en 1137, à l’âge de 13 ou 15 ans, à l’occasion de son mariage avec l’héritier du roi de France, le futur Louis VII.
Ce mariage est négocié dans la hâte par Suger, abbé de la basilique royale de Saint-Denis, la mort subite du père d’Aliénor exigeant de placer sans tarder l’héritière du duché sous la protection d’un puissant seigneur.
Leur union est célébrée le 27 juillet 1137 dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux.
Quelques jours plus tard, le 1er août 1137, s’éteint le roi de France Louis VI le Gros qui laisse son royaume au jeune époux. Sur le chemin de Paris, la première escale du couple royal est le château de Taillebourg où Aliénor et Louis VII se retrouvent seuls pour la première fois.
Le 8 août, c’est à la cathédrale de Poitiers qu’a lieu le couronnement ducal suivi d’un banquet dans la grand-salle du palais.
Les premières années parisiennes dans le palais de la cité sont sans doute inconfortables pour la jeune princesse, étrangère par sa langue et sa culture à une cour où la reine mère, Adélaïde de Savoie, tient encore une place importante. Par ailleurs, le rôle de protecteur qu’est appelé à jouer Louis VII sur l’Aquitaine ducale l’entraîne en 1141 dans une expédition malheureuse contre le comte de Toulouse.
Les enjeux de la politique féodale viennent interférer avec l’action de la jeune reine quand celle-ci favorise le mariage de sa sœur, Pétronille, avec le sénéchal de France Raoul de Vermandois. Elle avait obtenu la dissolution du premier mariage de ce seigneur puissant avec la nièce du non moins puissant Thibaud de Blois, comte de Champagne, sous prétexte de consanguinité. Le pape sanctionne la dissolution et excommunie les nouveaux époux et les évêques qui s’étaient prêtés à la machination ; c’est l’une des raisons qui dressent Innocent II contre le roi de France celui-ci défiant l’autorité pontificale en tentant d’imposer son propre candidat au trône épiscopal de Bourges.
Au cours de la guerre qui s’ensuit, les troupes royales sous l’ordre de Raoul de Vermandois massacrent la population de Vitry-en-Perthois en incendiant l’église dans laquelle les habitants s’étaient réfugiés.
Aliénor fut tenue pour responsable de ces drames et la confiance du jeune roi en son épouse chancelle sous l’évidence du châtiment qu’il encourt en poursuivant la défense de ses intérêts.
Bernard de Clairvaux, le réformateur de l’ordre de Citeaux est l’artisan de la conversion du roi à un christianisme militant et austère entièrement soumis à la papauté.
L’abbé Suger, dont les sages conseils ont été négligés au
profit de ceux qui constituaient l’entourage de la Reine, continue cependant son œuvre au profit de la royauté en assurant le rayonnement du panthéon royal de Saint-Denis au cours d’une [ cérémonie de dédicace du chœur le 11 juin 1144 ] qui réunit la fleur de la chrétienté. C’est pour Aliénor l’occasion de s’entretenir en privé avec Bernard de Clairvaux qui l’engage à plus de réserve dans la vie politique ; en échange, il l’assure de ses prières en faveur d’une intervention divine susceptible de permettre à la reine de donner un héritier mâle à Louis VII.
Quelques mois plus tard, c’est d’une fille, prénommée Marie, qu’accouche la reine.
En 1145, pour la Noël, le roi annonce à Bourges son intention de se croiser . Le pape Eugène III, un ancien moine cistercien, approuve le projet qui est promu avec vigueur par Bernard de Clairvaux à Vézelay en 1146 à Pâques.
Lorsque la croisade s’ébranle, le 12 mai 1147, c’est un cortège mixte qui quitte Saint-Denis : contrairement à ce que l’on peut attendre d’une expédition militaire aussi risquée que chaste, la deuxième croisade fait la part belle à la reine et à sa suite féminine
De Paris à Antioche, par Metz, Ratisbonne, Belgrade, et Andrinople, l’armée des croisées gagne Constantinople où l’empereur Manuel Comnène accueille fastueusement le couple royal qui est logé au Philopation, à proximité du palais des Blachernes.
Le séjour de trois semaines à Constantinople est suffisant pour faire comprendre au roi et à ses conseillers que l’attitude de l’empereur n’est pas exempte de duplicité.
Il s’avère assez vite en effet que les Byzantins conduisent les croisés dans des pièges et les mettent à la merci des musulmans ; une imprudence de Geoffroy de Rancon, seigneur de Taillebourg, entraîne ainsi la mort de nombreux chevaliers.
En mars 1148, l’armée de Louis VII est à Antioche dont le comte, Raymond de Poitiers, est l’oncle d’Aliénor. Celui-ci tente de détourner les croisés de Jérusalem au profit d’une expédition sur Alep en s’appuyant sur sa nièce : la nature des longs entretiens de Raymond et d’Aliénor font naître les soupçons du roi et des membres de son entourage [ la famille d’Aliénor ]. L’archevêque de Tyr n’hésite pas dans la chronique qu’il fait de cet épisode à insinuer qu’une relation charnelle accompagne les tractations politiques qui conduisent Aliénor à menacer son époux : elle le laissera continuer seul son expédition s’il ne se rend pas aux vues du comte d’Antioche. L’affaire s’envenime et prend un tour décisif lorsqu’Aliénor prétend vouloir l’annulation de son mariage pour cause de consanguinité. Des tractations finissent par permettre aux croisés d’atteindre Jérusalem, mais en dépit des efforts de Beaudoin III et de Louis VII, la tentative de reprendre Damas échoue et les troupes largement amoindries prennent le chemin du retour .
Louis VII et Aliénor font alors route à part et la reine, capturée par des pirates musulmans puis libérée par des chevaliers Normands aux ordres de Roger II, finit par faire escale à Palerme où l’attend le roi dans un pitoyable état de santé qu’aggrave l’annonce de la mort du comte d’Antioche.
Passant par le Mont Cassin, la suite royale parvient à Tusculum où le pape Eugène III
les accueille.
Ce dernier accorde une dispense pour évacuer l’argument de consanguinité et met tout en œuvre pour réconcilier les époux qui conçoivent, vraisemblablement dans la résidence papale, une seconde fille prénommée Aélis. Peut-être en eut il été autrement si l’enfant eut été un garçon, mais moins d’un an après la naissance d’Aélis, après une tournée de plusieurs mois en Aquitaine, le mariage d’Aliénor et de Louis VII apparaît définitivement compromis. Pour la Noël 1151, ils tiennent leur cour à Limoges, à la Chandeleur 1152 à Saint Jean d’Angély.
Le 21 mars 1152, la dissolution du mariage est actée par un concile réuni à Beaugency. Aliénor regagne alors Poitiers en échappant aux embuscades tendues par Thibaud V de Blois puis par Geoffroy Plantagenêt, fils du comte d’Anjou Geoffroy le Bel, désireux de mettre la main sur ce riche parti.
Le 18 mai 1152, moins de trois mois après son divorce, elle épouse à Poitiers Henri, frère de Geoffroy, mieux pourvu en terres que son frère cadet mais âgé d’à peine 19 ans. Aliénor ne tarde pas à être enceinte et, tandis que son mari négocie sa succession au trône d’Angleterre face à son rival Etienne de Blois, elle met au monde son premier fils Guillaume, le 17 août 1153. Au printemps 1155, le couple séjourne en Normandie auprès de la reine Mathilde.
La mort d’Etienne de Blois (25 octobre 1154) ayant réglé définitivement la question de la succession, Henri et Aliénor embarquent à Barfleur après avoir rongé leur frein plusieurs semaines devant une mer déchaînée. Ils sont couronnés à Westminster le 19 décembre 1154. Le 1er mars 1155, naît un second fils prénommé Henri comme son père.
Les premières années du couple royal sont marquées par des déplacements incessants à peine freinés pour la reine par la naissance d’autres enfants. En 1156, au cours d’une grande tournée décrite par Geoffroy du Vigeois et par Richard le Poitevin, elle se rend en Normandie et en Anjou ; la même année, qui voit la mort prématurée de Guillaume, elle met au monde une petite Mathilde.
Entre 1156 et 1167, les périples d’Aliénor la conduisent de l’Aquitaine à l’Angleterre.
De Saumur, Aliénor gagne la région bordelaise en compagnie d’Henri.
Le 13 décembre 1156, elle confirme avec lui les privilèges de l’abbaye de La Sauve-Majeure, des privilèges qu’elle renouvelle seule le 21 décembre de la même année. Elle gagne ensuite Bordeaux où elle célèbre les fêtes de Noël. Deux ans plus tard, en 1158, Aliénor est présente au siège de Thouars ; puis, en janvier 1159 à Blaye, elle assiste à l’alliance d’Henri II et de Raimond Béranger de Barcelone contre le comte de Toulouse avant de regagner Londres après avoir passé l’hiver en Normandie.
Le 8 septembre 1157, Richard naît à Oxford ; un an plus tard, le 23 septembre, elle donne naissance à Geoffroy. En 1161 vient au monde à Domfort une princesse que l’on baptise du nom de sa mère ; quatre ans plus tard à Angers, naît Jeanne et le 27 décembre 1166, Jean, le dernier de ses enfants : elle a alors 42 ou 44 ans et le roi n’hésite pas à afficher sa liaison avec la jeune Rosamonde Clifford.
Il semble que durant toute ces années au cours desquelles elle assume pleinement son rôle de pourvoyeuse d’héritiers potentiels, Aliénor se comporte en épouse soumise n’intervenant que dans la mesure où la politique ambitieuse de son époux lui en laisse l’opportunité. La révolte des seigneurs aquitains dans les années 1168-1169 conduit le roi à lui confier, ainsi qu’à ses fils, un rôle plus important dans la reprise en main du duché.
Dans les années 1169-1173, elle joue un rôle plus actif auprès du jeune duc Richard, parangon des chevaliers courtois formé à l’école du fameux Guillaume le Maréchal. Auprès de Richard, à Niort, elle tient à Pâques en 1170 une cour plénière et lève les confiscations opérées par Henri II.
De 1169 à 1173, Aliénor manifeste sa générosité en faveur de plusieurs établissements poitevins (Saint-Hilaire de Poitiers, Maillezais, Fontevraud). La reine accompagne son fils devant ses vassaux à Niort, à Poitiers et à Limoges en 1170, et suit sans doute sa fille Aliénor, partie épouser à Burgos Alphonse VIII de Castille. Le 30 juin 1172, Aliénor accueille à Limoges les rois d’Aragon et de Navarre, Alphonse II et Sanche VI. Cette période est sans doute celle où Aliénor réside le plus longuement à Poitiers au cœur d’une cour brillante et lettrée [ l'amour courtois ] au sein de laquelle on situe la naissance du traité De l’amour d’André le Chatelain qui devait tant contribuer à la réputation sulfureuse de la reine.
Le 29 décembre 1170, l’assassinat de Thomas Becket, ancien conseiller et favori d’Henri, devenu depuis plusieurs années l’un de ses opposants les plus résolus, met le roi en état de faiblesse ; celui-ci qui avait dû faire publiquement pénitence consent au couronnement de son fils Henri et de Marguerite de France, fille de Louis VII, couronnement célébré à Westminster le 27 septembre 1172. Les relations ne tardent pas à s’aigrir entre Henri II et Henri-le-Jeune, le conflit éclate ouvertement lorsque le père décide de modifier son testament initial pour soustraire à la part d’Henri les châtellenies de Loudun, Chinon et Mirebeau qu’il entend donner à Jean le Puiné. Henri se place alors, lui et ses deux frères Geoffroy et Richard, sous la protection de Louis VII. Il semble qu’Aliénor ait manœuvré ici en sous œuvre. Accompagnant la rébellion des fils, une révolte des principaux seigneurs du Poitou entraîne celle des vassaux du roi anglais dans une grande partie de ses fiefs continentaux mais aussi insulaires.
C’est au cours de ces épisodes troubles que, fuyant la Touraine, la reine déguisée en homme est capturée. Incarcérée à Chinon, elle est emmenée en Angleterre et reléguée dans les résidences royales de la campagne anglaise sous l’étroite surveillance de Ranulf de Glanville, justicier d’Angleterre, et de Ralf Fitz Stephen.
Le roi, persuadé que la reine est à l’origine de la rébellion est d’autant plus attentif à interdire toute action à Aliénor qu’il est désireux d’obtenir l’annulation de son mariage.
La résistance du cardinal Ugucione, nonce apostolique délégué par le Saint Siège, et surtout la mort subite
de Rosamonde Clifford, la maîtresse du roi garantissent à Aliénor le maintien de son titre de reine d’Angleterre.
De là, la reine est accusée de l’assassinat de sa rivale, un pas franchi par les artisans de la « légende noire » sans que rien ne puisse jamais être prouvé.
La disgrâce d’Aliénor est accrue par le ralliement de ses fils, incapables de résister longtemps à Henri ; la sédition des barons aquitains est définitivement matée en 1183 par Richard Cœur de Lion qui y gagne son surnom. Les succès de Richard éveillent la méfiance de son frère aîné Henri le jeune et des querelles agitent vivement le clan Plantagenêt, mais la mort brutale d’Henri le Jeune en juin 1183 à Martel éteint le conflit.
Le 29 septembre 1183, Henri redistribue les rôles entre ses fils : Richard devenant l’héritier de la couronne devra laisser l’Aquitaine à Jean. Richard refuse et une nouvelle guerre éclate entre lui et Jean allié à son autre frère Geoffroy.
La situation devient menaçante pour le roi d’Angleterre qui craint que le roi de France Philippe Auguste ne saisisse la première occasion pour entrer lui aussi dans le conflit. Henri libère alors Aliénor dans l’espoir qu’elle puisse apaiser les querelles entre ses fils.
C’est ainsi que la reine libérée peut assister sa fille Mathilde, épouse du duc de Saxe, qui met au monde un fils à Winchester. Avant Noël 1184, à Westminster, la paix est jurée entre Richard, Geoffroy et Jean. Pourtant, dès le retour de Richard en Aquitaine, les hostilités reprennent.
Peu après Pâques, en 1185, Henri appelle Aliénor en Normandie et la rétablit à la tête du Poitou, imposant à Richard de se soumettre à sa mère. Richard s’exécute et entreprend la pacification de l’Aquitaine au nom de sa mère qui est reconduite en semi-captivité à Winchester. Geoffroy reprend alors le flambeau de la révolte et se rapproche de Philippe Auguste qui le fait sénéchal de France.
C’est sans doute au cours d’un tournoi qu’il trouve la mort à Paris en août 1186 quelques mois avant que sa femme, Constance, ne donne naissance à son fils posthume, Arthur. Richard, mis au courant de la volonté de son père de redistribuer l’héritage en faveur de Jean prend la suite de Geoffroy à la cour de France puis finit par faire hommage à son père. C’est alors que la nouvelle de la défaite de Hattin, le 4 juillet 1187, provoque un nouvel élan de croisade unanime, mais ce n’est qu’un feu de paille et les querelles entre Richard et son père se ravivent, attisées par le roi de France.
Le vieux roi finit par se soumettre.
Le 6 juillet 1189, le roi d’Angleterre meurt abandonné de tous dans l’église de Chinon. Aliénor libérée assure une sépulture royale à son défunt époux sous les voûtes de l’abbaye de Fontevraud. Les partisans d’Henri sont presque tous choyés et rattachés par des bienfaits multiples au nouveau roi Richard. Le 3 septembre 1189, le couronnement est célébré avec un faste sans précédent et donne lieu pendant trois jours au déroulement d’un banquet royal dont sont exclus les femmes et les juifs.
Le départ pour la troisième croisade (1191-1192) envisagé dès 1187 est encore retardé par la méfiance mutuelle qu’entretiennent les deux rois, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, un « pacte de non agression » durant la durée de la croisade est en définitive conclu le 13 janvier 1190. Richard s’assure de la tranquillité des seigneurs aquitains en tenant sa cour de la Chandeleur en 1190 à La Réole, une brève campagne l’avait amené à mater quelques seigneurs gascons qui s’étaient indûment fortifiés. Au milieu du mois de mars de la même année, il convoque un conseil de famille en Normandie ; Jean et Geoffroy, leur demi frère, s’y retrouvent auprès d’Aliénor. A Chinon, Richard prend congé de sa mère pour se rendre à Vézelay d’où il part en croisade le 2 juillet.
Aliénor, dont la place auprès du conseil de régence et la position financière ont été assurées par Richard, se charge après le départ de son fils de se rendre à Bordeaux où elle négocie pour Richard la main de Bérengère de Navarre, fille du roi Sanche VI.
Sitôt
du comte de Flandres Philippe d’Alsace, puis avec Henri VI Hohenstauffen qui se rend à Rome pour ceindre la couronne impériale après la mort brutale de son père Frédéric Barberousse dans les eaux de l’Oronte.
Le 30 mars 1191 à Messine, elle remet à Richard sa fiancée
et sa tenue de marié : une tunique de samit rose brodée de croissants d’argent, un chapel écarlate avec des plumes d’oiseau retenues par une agrafe d’or, un baudrier de soie auquel pend le fourreau d’or et d’argent de son épée, une
selle dorée au troussequin orné de deux lions affrontés
Bérengère embarque le jour même et suit Richard qu’elle épouse le 11 mai 1191 dans la cathédrale de Limassol dont venaient de s’emparer les croisés.
Aliénor quitte Messine le 2 avril 1191, gagne Salerne en compagnie de l’archevêque de Rouen Gautier de Coutances, puis Rome où elle veut obtenir le sacre de Geoffroy, fils
bâtard d’Henri II comme archevêque d’York ; Célestin III
tout récemment élu accède à sa demande. Pour Noël, Aliénor est à Bonneville-sur-Touques où elle apprend que le roi de France est revenu dans ses états et menace les possessions anglaises en dépit des accords passés avec Richard. Elle fait fortifier plusieurs châteaux avant de franchir la Manche pour s’opposer aux velléités manifestées par Jean qui veut faire main basse sur le royaume de son frère. Le 11 février 1192, Aliénor est à Portsmouth et entreprend de fortifier les côtes anglaises. Richard informé de la situation est en mesure de rentrer. En effet, sans avoir été triomphaux, les combats qui opposent l’armée des croisés, réduite à sa composante « Plantagenêt », après le retrait dès la fin de l’année 1191,
ne sont pas totalement négatifs pour les chrétiens, et le roi d’Angleterre peut négocier une trêve avec Saladin qui assure le maintien de chevaliers chrétiens en Terre Sainte.
Sur le chemin du retour, Richard tombe dans les mains du duc d’Autriche Léopold V à qui l’oppose un différend déjà ancien ; il est livré à l’empereur germanique Henri VI. Ce denier était de fait l’ennemi juré des Plantagenêt alliés de son principal opposant dans le monde germanique Henri le Lion, duc de Saxe et époux de Mathilde, fille d’Aliénor. Le procédé scélérat motive la rédaction de lettres indignées d’Aliénor au pape Célestin III, mais il faut payer l’énorme rançon contre la liberté de Richard, une somme de cent mille marcs d’argent équivalant à deux années de recettes pour le royaume d’Angleterre. En dépit des difficultés suscitées par le ralliement de Jean au roi de France et par ses manœuvres pour détacher les barons de la fidélité due à Richard, cette somme énorme est réunie en quelques mois par la reine. En décembre 1194, accompagnée d’une escorte impressionnante, elle franchit à nouveau la Manche pour échanger contre ces trente quatre tonnes d’argent la liberté de son fils. Mais ce n’est qu’au terme d’une année de captivité que Richard, accompagné de sa mère, peut regagner l’Angleterre ; en Avril 1194, à Westminster, la restauration du pouvoir de Richard est consacrée par une grande cérémonie après que la reine ait assuré Jean du pardon de son frère.
La reine se retire alors à Fontevraud d’où elle assiste au triomphe de Richard qui, après avoir battu Philippe Auguste à Fréteval et placé son neveu Otton de Brunswick sur le trône du Saint Empire Romain Germanique laissé vacant par la mort d’Henri VI, a assuré la paix dans les possessions continentales des Plantagenêt. Mais au début du mois d’avril 1199, alors qu’il assiège Châlus, Richard est blessé à l’épaule par un carreau d’arbalète, une blessure qui ne guérit pas et lui coûte la vie. Le 6 avril 1199, Richard meurt. Il est enseveli à Fontevraud auprès de son père tandis que son cœur est envoyé à la cathédrale de Rouen. Le mariage avec Bérengère de Navarre avait été stérile ; la succession de Richard oppose Jean Sans Terre, son frère, à son neveu, Arthur de Bretagne, fils de Geoffroy. Aliénor soutient fermement le parti de Jean qui est couronné à Westminster. Pour assurer le pouvoir du dernier de ses fils, elle entreprend une longue chevauchée en Aquitaine où elle octroie ou confirme des chartes de privilèges à un grand nombre de villes. En contrepartie de la reconnaissance de leurs coutumes, ces dernières garantissent au roi anglais un soutien financier et militaire de première importance. Le 29 avril 1199, Aliénor est à Loudun, le 4 mai à Poitiers, le 5 à Montreuil-Bonin. Son parcours la mène ensuite à Niort, puis à Andilly, à La Rochelle, à Saint-Jean d’Angély, et à Saintes. Le premier juillet, Aliénor est à Bordeaux ; le 4 juillet, elle atteint la « fin des terres » à Soulac. Huit jours plus tard, le 11 juillet 1199, elle neutralise l’opposition de Philippe Auguste au pouvoir Plantagenêt en lui faisant hommage pour ses terres aquitaines
Menant au-delà de simples manœuvres tactiques son projet de pacification, elle imagine ressouder le lien entre les dynasties rivales par le mariage de Blanche, fille du roi de Castille Alphonse VIII et de sa propre fille Aliénor.
A près de quatre-vingt ans, Aliénor négocie l’affaire qui s’accompagne d’un renoncement de la part de Philippe Auguste au soutien qu’il porte à Arthur de Bretagne, prétendant à la succession de Richard Cœur de Lion. Passant par Poitiers et Bordeaux, Aliénor franchit les Pyrénées pour aller chercher Blanche qu’elle accompagne à Bordeaux où elle la remet aux mains des émissaires du roi de France, puis regagne Fontevraud.
Elle est à nouveau tirée de sa retraite par le rocambolesque enlèvement d’Isabelle d’Angoulème perpétré par Jean Sans Terre à la fin de l’été 1200. Isabelle, fille du comte d’Angoulême et âgée de 14 ans, est fiancée à Hugues de Lusignan, comte de la Marche ; le mariage devait sceller l’alliance des maisons d’Angoulême et de la Marche, unifiant un domaine féodal puissant au cœur des possessions Plantagenêt.
C’est peut-être là une des raisons qui poussent Jean Sans Terre, dont l’union avec Havise de Gloucester est restée stérile, à enlever, au mépris de toute convenance et de tout respect du droit féodal, la fiancée de son vassal qu’il s’empresse d’épouser en la cathédrale de Poitiers, avant de la faire couronner le 8 octobre 1200 à Westminster. Aliénor, consciente des risques, marque néanmoins son assentiment en garantissant un douaire à Isabelle en faveur de qui elle consent un transfert de suzeraineté sur les villes de Niort et de Saintes. Parallèlement, elle tente de s’assurer pour le moins de la neutralité du nouveau duc de Bretagne, Guy de Thouars, devenu beau père et protecteur du jeune Arthur par son mariage avec la duchesse Constance, veuve de Geoffroy.
Au terme de deux années au cours desquelles les tentatives d’apaisement de la colère des seigneurs poitevins alternent avec les vexations provoquées par l’arrogance du souverain anglais, Philippe Auguste croit venu le moment de profiter de la situation en convoquant Jean Sans Terre devant la cour de France le 28 avril 1202. La commise, ou confiscation, de tous les biens continentaux du Plantagenêt est prononcée. Poussant l’avantage, il s’empare de la Normandie et envoie en Poitou une armée placée sous le commandement d’Arthur de Bretagne rallié aux Capétiens. Aliénor décide alors de quitter Fontevraud pour trouver refuge à Poitiers. Son voyage est interrompu par une offensive d’Arthur et d’Hugues de Lusignan qui la contraignent à se replier à l’abri des murs de Mirebeau. Le siège est levé par une intervention des troupes de Jean Sans Terre qui fait prisonnier Arthur. De Mirebeau, elle gagne Chinon puis Fontevraud.
C’est à Fontevraud qu’Aliénor passe les deux dernières années de sa vie (1202-1204) durant lesquelles elle assiste, sans pouvoir y remédier, au déclin du pouvoir de son dernier fils. Jean Sans Terre, qui après avoir fait égorger son neveu Arthur dans sa prison de Rouen a perdu l’appui des vassaux que lui avait assurée la diplomatie de sa mère, se montre incapable de maintenir son pouvoir sur la Normandie. Quelques semaines avant sa mort, le 6 mars 1204, elle doit apprendre que le roi de France s’est emparé de Château Gaillard.
Le 31 mars, Aliénor expire ; le lieu de son décès est aussi mystérieux que celui de sa naissance : Poitiers ou Fontevraud ?
C’est en tout cas dans l’église de cette abbaye qu’elle est inhumée en habit de moniale fontevriste, dans une tombe qui ne sera que quelques années plus tard surmontée du gisant, peut être commandé de son vivant, qui l’immortalise sous les traits de la reine pieuse et altière que nous donne à connaître, au-delà des regards malveillants de quelques chroniqueurs, une histoire richement documentée.
http://www.alienor-aquitaine.org/bio/01_heritiere.htm
Un mystère auréole la naissance d’Aliénor, fille du Duc d’Aquitaine Guillaume X et petite fille de Guillaume IX le Troubadour.
La future reine de France puis d'Angleterre vient au monde en 1122 ou en 1124, dans un lieu resté indéfini. Est-ce à Poitiers, à Bordeaux ou encore à Nieul-sur-Autise, là où sera ensevelie sa mère Aénor de Chatellerault alors qu'Aliénor n'a que six ou huit ans ?
Une tradition extrapolée à partir d’une charte, mais établie aujourd’hui comme un faux document, propose également le château de Belin dans les Landes.
De 1122 à 1137, son enfance se déroule dans une cour féodale sans doute rude mais largement éprise de poésie. Guillaume X d’Aquitaine maintient à l’égard des troubadours et des jongleurs gascons le large mécénat voulu par son père. Parmi eux, Cercamon (ou Cherche-Monde), jongleur de Gascogne est un protégé du prince troubadour ; ils partagent des joutes poétiques qui adoucissent singulièrement l’austérité du palais ducal de l’Ombrière à Bordeaux ou de celui de Poitiers, sièges du duché d’Aquitaine.
Aliénor sort de l’ombre en 1137, à l’âge de 13 ou 15 ans, à l’occasion de son mariage avec l’héritier du roi de France, le futur Louis VII.
Ce mariage est négocié dans la hâte par Suger, abbé de la basilique royale de Saint-Denis, la mort subite du père d’Aliénor exigeant de placer sans tarder l’héritière du duché sous la protection d’un puissant seigneur.
Leur union est célébrée le 27 juillet 1137 dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux. Quelques jours plus tard, le 1er août 1137, s’éteint le roi de France Louis VI le Gros qui laisse son royaume au jeune époux. Sur le chemin de Paris, la première escale du couple royal est le château de Taillebourg où Aliénor et Louis VII se retrouvent seuls pour la première fois.
Le 8 août, c’est à la cathédrale de Poitiers qu’a lieu le couronnement ducal suivi d’un banquet dans la grand-salle du palais.
Les premières années parisiennes dans le palais de la cité sont sans doute inconfortables pour la jeune princesse, étrangère par sa langue et sa culture à une cour où la reine mère, Adélaïde de Savoie, tient encore une place importante. Par ailleurs, le rôle de protecteur qu’est appelé à jouer Louis VII sur l’Aquitaine ducale l’entraîne en 1141 dans une expédition malheureuse contre le comte de Toulouse.
Les enjeux de la politique féodale viennent interférer avec l’action de la jeune reine quand celle-ci favorise le mariage de sa sœur, Pétronille, avec le sénéchal de France Raoul de Vermandois. Elle avait obtenu la dissolution du premier mariage de ce seigneur puissant avec la nièce du non moins puissant Thibaud de Blois, comte de Champagne, sous prétexte de consanguinité. Le pape sanctionne la dissolution et excommunie les nouveaux époux et les évêques qui s’étaient prêtés à la machination ; c’est l’une des raisons qui dressent Innocent II contre le roi de France celui-ci défiant l’autorité pontificale en tentant d’imposer son propre candidat au trône épiscopal de Bourges.
Au cours de la guerre qui s’ensuit, les troupes royales sous l’ordre de Raoul de Vermandois massacrent la population de Vitry-en-Perthois en incendiant l’église dans laquelle les habitants s’étaient réfugiés.
Aliénor fut tenue pour responsable de ces drames et la confiance du jeune roi en son épouse chancelle sous l’évidence du châtiment qu’il encourt en poursuivant la défense de ses intérêts.
Bernard de Clairvaux, le réformateur de l’ordre de Citeaux est l’artisan de la conversion du roi à un christianisme militant et austère entièrement soumis à la papauté.
L’abbé Suger, dont les sages conseils ont été négligés au
profit de ceux qui constituaient l’entourage de la Reine, continue cependant son œuvre au profit de la royauté en assurant le rayonnement du panthéon royal de Saint-Denis au cours d’une [ cérémonie de dédicace du chœur le 11 juin 1144 ] qui réunit la fleur de la chrétienté. C’est pour Aliénor l’occasion de s’entretenir en privé avec Bernard de Clairvaux qui l’engage à plus de réserve dans la vie politique ; en échange, il l’assure de ses prières en faveur d’une intervention divine susceptible de permettre à la reine de donner un héritier mâle à Louis VII.Quelques mois plus tard, c’est d’une fille, prénommée Marie, qu’accouche la reine.
En 1145, pour la Noël, le roi annonce à Bourges son intention de se croiser . Le pape Eugène III, un ancien moine cistercien, approuve le projet qui est promu avec vigueur par Bernard de Clairvaux à Vézelay en 1146 à Pâques.
Lorsque la croisade s’ébranle, le 12 mai 1147, c’est un cortège mixte qui quitte Saint-Denis : contrairement à ce que l’on peut attendre d’une expédition militaire aussi risquée que chaste, la deuxième croisade fait la part belle à la reine et à sa suite féminine
De Paris à Antioche, par Metz, Ratisbonne, Belgrade, et Andrinople, l’armée des croisées gagne Constantinople où l’empereur Manuel Comnène accueille fastueusement le couple royal qui est logé au Philopation, à proximité du palais des Blachernes.
Le séjour de trois semaines à Constantinople est suffisant pour faire comprendre au roi et à ses conseillers que l’attitude de l’empereur n’est pas exempte de duplicité.
Il s’avère assez vite en effet que les Byzantins conduisent les croisés dans des pièges et les mettent à la merci des musulmans ; une imprudence de Geoffroy de Rancon, seigneur de Taillebourg, entraîne ainsi la mort de nombreux chevaliers.
En mars 1148, l’armée de Louis VII est à Antioche dont le comte, Raymond de Poitiers, est l’oncle d’Aliénor. Celui-ci tente de détourner les croisés de Jérusalem au profit d’une expédition sur Alep en s’appuyant sur sa nièce : la nature des longs entretiens de Raymond et d’Aliénor font naître les soupçons du roi et des membres de son entourage [ la famille d’Aliénor ]. L’archevêque de Tyr n’hésite pas dans la chronique qu’il fait de cet épisode à insinuer qu’une relation charnelle accompagne les tractations politiques qui conduisent Aliénor à menacer son époux : elle le laissera continuer seul son expédition s’il ne se rend pas aux vues du comte d’Antioche. L’affaire s’envenime et prend un tour décisif lorsqu’Aliénor prétend vouloir l’annulation de son mariage pour cause de consanguinité. Des tractations finissent par permettre aux croisés d’atteindre Jérusalem, mais en dépit des efforts de Beaudoin III et de Louis VII, la tentative de reprendre Damas échoue et les troupes largement amoindries prennent le chemin du retour .
Louis VII et Aliénor font alors route à part et la reine, capturée par des pirates musulmans puis libérée par des chevaliers Normands aux ordres de Roger II, finit par faire escale à Palerme où l’attend le roi dans un pitoyable état de santé qu’aggrave l’annonce de la mort du comte d’Antioche.
Passant par le Mont Cassin, la suite royale parvient à Tusculum où le pape Eugène III
les accueille.
Ce dernier accorde une dispense pour évacuer l’argument de consanguinité et met tout en œuvre pour réconcilier les époux qui conçoivent, vraisemblablement dans la résidence papale, une seconde fille prénommée Aélis. Peut-être en eut il été autrement si l’enfant eut été un garçon, mais moins d’un an après la naissance d’Aélis, après une tournée de plusieurs mois en Aquitaine, le mariage d’Aliénor et de Louis VII apparaît définitivement compromis. Pour la Noël 1151, ils tiennent leur cour à Limoges, à la Chandeleur 1152 à Saint Jean d’Angély.
Le 21 mars 1152, la dissolution du mariage est actée par un concile réuni à Beaugency. Aliénor regagne alors Poitiers en échappant aux embuscades tendues par Thibaud V de Blois puis par Geoffroy Plantagenêt, fils du comte d’Anjou Geoffroy le Bel, désireux de mettre la main sur ce riche parti.
Le 18 mai 1152, moins de trois mois après son divorce, elle épouse à Poitiers Henri, frère de Geoffroy, mieux pourvu en terres que son frère cadet mais âgé d’à peine 19 ans. Aliénor ne tarde pas à être enceinte et, tandis que son mari négocie sa succession au trône d’Angleterre face à son rival Etienne de Blois, elle met au monde son premier fils Guillaume, le 17 août 1153. Au printemps 1155, le couple séjourne en Normandie auprès de la reine Mathilde.
La mort d’Etienne de Blois (25 octobre 1154) ayant réglé définitivement la question de la succession, Henri et Aliénor embarquent à Barfleur après avoir rongé leur frein plusieurs semaines devant une mer déchaînée. Ils sont couronnés à Westminster le 19 décembre 1154. Le 1er mars 1155, naît un second fils prénommé Henri comme son père.

Les premières années du couple royal sont marquées par des déplacements incessants à peine freinés pour la reine par la naissance d’autres enfants. En 1156, au cours d’une grande tournée décrite par Geoffroy du Vigeois et par Richard le Poitevin, elle se rend en Normandie et en Anjou ; la même année, qui voit la mort prématurée de Guillaume, elle met au monde une petite Mathilde.
Entre 1156 et 1167, les périples d’Aliénor la conduisent de l’Aquitaine à l’Angleterre.
De Saumur, Aliénor gagne la région bordelaise en compagnie d’Henri.
Le 13 décembre 1156, elle confirme avec lui les privilèges de l’abbaye de La Sauve-Majeure, des privilèges qu’elle renouvelle seule le 21 décembre de la même année. Elle gagne ensuite Bordeaux où elle célèbre les fêtes de Noël. Deux ans plus tard, en 1158, Aliénor est présente au siège de Thouars ; puis, en janvier 1159 à Blaye, elle assiste à l’alliance d’Henri II et de Raimond Béranger de Barcelone contre le comte de Toulouse avant de regagner Londres après avoir passé l’hiver en Normandie.
Le 8 septembre 1157, Richard naît à Oxford ; un an plus tard, le 23 septembre, elle donne naissance à Geoffroy. En 1161 vient au monde à Domfort une princesse que l’on baptise du nom de sa mère ; quatre ans plus tard à Angers, naît Jeanne et le 27 décembre 1166, Jean, le dernier de ses enfants : elle a alors 42 ou 44 ans et le roi n’hésite pas à afficher sa liaison avec la jeune Rosamonde Clifford.
Il semble que durant toute ces années au cours desquelles elle assume pleinement son rôle de pourvoyeuse d’héritiers potentiels, Aliénor se comporte en épouse soumise n’intervenant que dans la mesure où la politique ambitieuse de son époux lui en laisse l’opportunité. La révolte des seigneurs aquitains dans les années 1168-1169 conduit le roi à lui confier, ainsi qu’à ses fils, un rôle plus important dans la reprise en main du duché.
Dans les années 1169-1173, elle joue un rôle plus actif auprès du jeune duc Richard, parangon des chevaliers courtois formé à l’école du fameux Guillaume le Maréchal. Auprès de Richard, à Niort, elle tient à Pâques en 1170 une cour plénière et lève les confiscations opérées par Henri II.
De 1169 à 1173, Aliénor manifeste sa générosité en faveur de plusieurs établissements poitevins (Saint-Hilaire de Poitiers, Maillezais, Fontevraud). La reine accompagne son fils devant ses vassaux à Niort, à Poitiers et à Limoges en 1170, et suit sans doute sa fille Aliénor, partie épouser à Burgos Alphonse VIII de Castille. Le 30 juin 1172, Aliénor accueille à Limoges les rois d’Aragon et de Navarre, Alphonse II et Sanche VI. Cette période est sans doute celle où Aliénor réside le plus longuement à Poitiers au cœur d’une cour brillante et lettrée [ l'amour courtois ] au sein de laquelle on situe la naissance du traité De l’amour d’André le Chatelain qui devait tant contribuer à la réputation sulfureuse de la reine.Le 29 décembre 1170, l’assassinat de Thomas Becket, ancien conseiller et favori d’Henri, devenu depuis plusieurs années l’un de ses opposants les plus résolus, met le roi en état de faiblesse ; celui-ci qui avait dû faire publiquement pénitence consent au couronnement de son fils Henri et de Marguerite de France, fille de Louis VII, couronnement célébré à Westminster le 27 septembre 1172. Les relations ne tardent pas à s’aigrir entre Henri II et Henri-le-Jeune, le conflit éclate ouvertement lorsque le père décide de modifier son testament initial pour soustraire à la part d’Henri les châtellenies de Loudun, Chinon et Mirebeau qu’il entend donner à Jean le Puiné. Henri se place alors, lui et ses deux frères Geoffroy et Richard, sous la protection de Louis VII. Il semble qu’Aliénor ait manœuvré ici en sous œuvre. Accompagnant la rébellion des fils, une révolte des principaux seigneurs du Poitou entraîne celle des vassaux du roi anglais dans une grande partie de ses fiefs continentaux mais aussi insulaires.
C’est au cours de ces épisodes troubles que, fuyant la Touraine, la reine déguisée en homme est capturée. Incarcérée à Chinon, elle est emmenée en Angleterre et reléguée dans les résidences royales de la campagne anglaise sous l’étroite surveillance de Ranulf de Glanville, justicier d’Angleterre, et de Ralf Fitz Stephen.

Le roi, persuadé que la reine est à l’origine de la rébellion est d’autant plus attentif à interdire toute action à Aliénor qu’il est désireux d’obtenir l’annulation de son mariage.
La résistance du cardinal Ugucione, nonce apostolique délégué par le Saint Siège, et surtout la mort subite
de Rosamonde Clifford, la maîtresse du roi garantissent à Aliénor le maintien de son titre de reine d’Angleterre.
De là, la reine est accusée de l’assassinat de sa rivale, un pas franchi par les artisans de la « légende noire » sans que rien ne puisse jamais être prouvé.
La disgrâce d’Aliénor est accrue par le ralliement de ses fils, incapables de résister longtemps à Henri ; la sédition des barons aquitains est définitivement matée en 1183 par Richard Cœur de Lion qui y gagne son surnom. Les succès de Richard éveillent la méfiance de son frère aîné Henri le jeune et des querelles agitent vivement le clan Plantagenêt, mais la mort brutale d’Henri le Jeune en juin 1183 à Martel éteint le conflit.
Le 29 septembre 1183, Henri redistribue les rôles entre ses fils : Richard devenant l’héritier de la couronne devra laisser l’Aquitaine à Jean. Richard refuse et une nouvelle guerre éclate entre lui et Jean allié à son autre frère Geoffroy.
La situation devient menaçante pour le roi d’Angleterre qui craint que le roi de France Philippe Auguste ne saisisse la première occasion pour entrer lui aussi dans le conflit. Henri libère alors Aliénor dans l’espoir qu’elle puisse apaiser les querelles entre ses fils.
C’est ainsi que la reine libérée peut assister sa fille Mathilde, épouse du duc de Saxe, qui met au monde un fils à Winchester. Avant Noël 1184, à Westminster, la paix est jurée entre Richard, Geoffroy et Jean. Pourtant, dès le retour de Richard en Aquitaine, les hostilités reprennent.
Peu après Pâques, en 1185, Henri appelle Aliénor en Normandie et la rétablit à la tête du Poitou, imposant à Richard de se soumettre à sa mère. Richard s’exécute et entreprend la pacification de l’Aquitaine au nom de sa mère qui est reconduite en semi-captivité à Winchester. Geoffroy reprend alors le flambeau de la révolte et se rapproche de Philippe Auguste qui le fait sénéchal de France.
C’est sans doute au cours d’un tournoi qu’il trouve la mort à Paris en août 1186 quelques mois avant que sa femme, Constance, ne donne naissance à son fils posthume, Arthur. Richard, mis au courant de la volonté de son père de redistribuer l’héritage en faveur de Jean prend la suite de Geoffroy à la cour de France puis finit par faire hommage à son père. C’est alors que la nouvelle de la défaite de Hattin, le 4 juillet 1187, provoque un nouvel élan de croisade unanime, mais ce n’est qu’un feu de paille et les querelles entre Richard et son père se ravivent, attisées par le roi de France.
Le vieux roi finit par se soumettre.
Le 6 juillet 1189, le roi d’Angleterre meurt abandonné de tous dans l’église de Chinon. Aliénor libérée assure une sépulture royale à son défunt époux sous les voûtes de l’abbaye de Fontevraud. Les partisans d’Henri sont presque tous choyés et rattachés par des bienfaits multiples au nouveau roi Richard. Le 3 septembre 1189, le couronnement est célébré avec un faste sans précédent et donne lieu pendant trois jours au déroulement d’un banquet royal dont sont exclus les femmes et les juifs.
Le départ pour la troisième croisade (1191-1192) envisagé dès 1187 est encore retardé par la méfiance mutuelle qu’entretiennent les deux rois, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, un « pacte de non agression » durant la durée de la croisade est en définitive conclu le 13 janvier 1190. Richard s’assure de la tranquillité des seigneurs aquitains en tenant sa cour de la Chandeleur en 1190 à La Réole, une brève campagne l’avait amené à mater quelques seigneurs gascons qui s’étaient indûment fortifiés. Au milieu du mois de mars de la même année, il convoque un conseil de famille en Normandie ; Jean et Geoffroy, leur demi frère, s’y retrouvent auprès d’Aliénor. A Chinon, Richard prend congé de sa mère pour se rendre à Vézelay d’où il part en croisade le 2 juillet.
Aliénor, dont la place auprès du conseil de régence et la position financière ont été assurées par Richard, se charge après le départ de son fils de se rendre à Bordeaux où elle négocie pour Richard la main de Bérengère de Navarre, fille du roi Sanche VI.
Sitôtdu comte de Flandres Philippe d’Alsace, puis avec Henri VI Hohenstauffen qui se rend à Rome pour ceindre la couronne impériale après la mort brutale de son père Frédéric Barberousse dans les eaux de l’Oronte.
Le 30 mars 1191 à Messine, elle remet à Richard sa fiancée
et sa tenue de marié : une tunique de samit rose brodée de croissants d’argent, un chapel écarlate avec des plumes d’oiseau retenues par une agrafe d’or, un baudrier de soie auquel pend le fourreau d’or et d’argent de son épée, une
selle dorée au troussequin orné de deux lions affrontés
Bérengère embarque le jour même et suit Richard qu’elle épouse le 11 mai 1191 dans la cathédrale de Limassol dont venaient de s’emparer les croisés.
Aliénor quitte Messine le 2 avril 1191, gagne Salerne en compagnie de l’archevêque de Rouen Gautier de Coutances, puis Rome où elle veut obtenir le sacre de Geoffroy, fils
bâtard d’Henri II comme archevêque d’York ; Célestin III
tout récemment élu accède à sa demande. Pour Noël, Aliénor est à Bonneville-sur-Touques où elle apprend que le roi de France est revenu dans ses états et menace les possessions anglaises en dépit des accords passés avec Richard. Elle fait fortifier plusieurs châteaux avant de franchir la Manche pour s’opposer aux velléités manifestées par Jean qui veut faire main basse sur le royaume de son frère. Le 11 février 1192, Aliénor est à Portsmouth et entreprend de fortifier les côtes anglaises. Richard informé de la situation est en mesure de rentrer. En effet, sans avoir été triomphaux, les combats qui opposent l’armée des croisés, réduite à sa composante « Plantagenêt », après le retrait dès la fin de l’année 1191,
ne sont pas totalement négatifs pour les chrétiens, et le roi d’Angleterre peut négocier une trêve avec Saladin qui assure le maintien de chevaliers chrétiens en Terre Sainte.
Sur le chemin du retour, Richard tombe dans les mains du duc d’Autriche Léopold V à qui l’oppose un différend déjà ancien ; il est livré à l’empereur germanique Henri VI. Ce denier était de fait l’ennemi juré des Plantagenêt alliés de son principal opposant dans le monde germanique Henri le Lion, duc de Saxe et époux de Mathilde, fille d’Aliénor. Le procédé scélérat motive la rédaction de lettres indignées d’Aliénor au pape Célestin III, mais il faut payer l’énorme rançon contre la liberté de Richard, une somme de cent mille marcs d’argent équivalant à deux années de recettes pour le royaume d’Angleterre. En dépit des difficultés suscitées par le ralliement de Jean au roi de France et par ses manœuvres pour détacher les barons de la fidélité due à Richard, cette somme énorme est réunie en quelques mois par la reine. En décembre 1194, accompagnée d’une escorte impressionnante, elle franchit à nouveau la Manche pour échanger contre ces trente quatre tonnes d’argent la liberté de son fils. Mais ce n’est qu’au terme d’une année de captivité que Richard, accompagné de sa mère, peut regagner l’Angleterre ; en Avril 1194, à Westminster, la restauration du pouvoir de Richard est consacrée par une grande cérémonie après que la reine ait assuré Jean du pardon de son frère.
La reine se retire alors à Fontevraud d’où elle assiste au triomphe de Richard qui, après avoir battu Philippe Auguste à Fréteval et placé son neveu Otton de Brunswick sur le trône du Saint Empire Romain Germanique laissé vacant par la mort d’Henri VI, a assuré la paix dans les possessions continentales des Plantagenêt. Mais au début du mois d’avril 1199, alors qu’il assiège Châlus, Richard est blessé à l’épaule par un carreau d’arbalète, une blessure qui ne guérit pas et lui coûte la vie. Le 6 avril 1199, Richard meurt. Il est enseveli à Fontevraud auprès de son père tandis que son cœur est envoyé à la cathédrale de Rouen. Le mariage avec Bérengère de Navarre avait été stérile ; la succession de Richard oppose Jean Sans Terre, son frère, à son neveu, Arthur de Bretagne, fils de Geoffroy. Aliénor soutient fermement le parti de Jean qui est couronné à Westminster. Pour assurer le pouvoir du dernier de ses fils, elle entreprend une longue chevauchée en Aquitaine où elle octroie ou confirme des chartes de privilèges à un grand nombre de villes. En contrepartie de la reconnaissance de leurs coutumes, ces dernières garantissent au roi anglais un soutien financier et militaire de première importance. Le 29 avril 1199, Aliénor est à Loudun, le 4 mai à Poitiers, le 5 à Montreuil-Bonin. Son parcours la mène ensuite à Niort, puis à Andilly, à La Rochelle, à Saint-Jean d’Angély, et à Saintes. Le premier juillet, Aliénor est à Bordeaux ; le 4 juillet, elle atteint la « fin des terres » à Soulac. Huit jours plus tard, le 11 juillet 1199, elle neutralise l’opposition de Philippe Auguste au pouvoir Plantagenêt en lui faisant hommage pour ses terres aquitaines
Menant au-delà de simples manœuvres tactiques son projet de pacification, elle imagine ressouder le lien entre les dynasties rivales par le mariage de Blanche, fille du roi de Castille Alphonse VIII et de sa propre fille Aliénor.A près de quatre-vingt ans, Aliénor négocie l’affaire qui s’accompagne d’un renoncement de la part de Philippe Auguste au soutien qu’il porte à Arthur de Bretagne, prétendant à la succession de Richard Cœur de Lion. Passant par Poitiers et Bordeaux, Aliénor franchit les Pyrénées pour aller chercher Blanche qu’elle accompagne à Bordeaux où elle la remet aux mains des émissaires du roi de France, puis regagne Fontevraud.
Elle est à nouveau tirée de sa retraite par le rocambolesque enlèvement d’Isabelle d’Angoulème perpétré par Jean Sans Terre à la fin de l’été 1200. Isabelle, fille du comte d’Angoulême et âgée de 14 ans, est fiancée à Hugues de Lusignan, comte de la Marche ; le mariage devait sceller l’alliance des maisons d’Angoulême et de la Marche, unifiant un domaine féodal puissant au cœur des possessions Plantagenêt.

C’est peut-être là une des raisons qui poussent Jean Sans Terre, dont l’union avec Havise de Gloucester est restée stérile, à enlever, au mépris de toute convenance et de tout respect du droit féodal, la fiancée de son vassal qu’il s’empresse d’épouser en la cathédrale de Poitiers, avant de la faire couronner le 8 octobre 1200 à Westminster. Aliénor, consciente des risques, marque néanmoins son assentiment en garantissant un douaire à Isabelle en faveur de qui elle consent un transfert de suzeraineté sur les villes de Niort et de Saintes. Parallèlement, elle tente de s’assurer pour le moins de la neutralité du nouveau duc de Bretagne, Guy de Thouars, devenu beau père et protecteur du jeune Arthur par son mariage avec la duchesse Constance, veuve de Geoffroy.
Au terme de deux années au cours desquelles les tentatives d’apaisement de la colère des seigneurs poitevins alternent avec les vexations provoquées par l’arrogance du souverain anglais, Philippe Auguste croit venu le moment de profiter de la situation en convoquant Jean Sans Terre devant la cour de France le 28 avril 1202. La commise, ou confiscation, de tous les biens continentaux du Plantagenêt est prononcée. Poussant l’avantage, il s’empare de la Normandie et envoie en Poitou une armée placée sous le commandement d’Arthur de Bretagne rallié aux Capétiens. Aliénor décide alors de quitter Fontevraud pour trouver refuge à Poitiers. Son voyage est interrompu par une offensive d’Arthur et d’Hugues de Lusignan qui la contraignent à se replier à l’abri des murs de Mirebeau. Le siège est levé par une intervention des troupes de Jean Sans Terre qui fait prisonnier Arthur. De Mirebeau, elle gagne Chinon puis Fontevraud.
C’est à Fontevraud qu’Aliénor passe les deux dernières années de sa vie (1202-1204) durant lesquelles elle assiste, sans pouvoir y remédier, au déclin du pouvoir de son dernier fils. Jean Sans Terre, qui après avoir fait égorger son neveu Arthur dans sa prison de Rouen a perdu l’appui des vassaux que lui avait assurée la diplomatie de sa mère, se montre incapable de maintenir son pouvoir sur la Normandie. Quelques semaines avant sa mort, le 6 mars 1204, elle doit apprendre que le roi de France s’est emparé de Château Gaillard. Le 31 mars, Aliénor expire ; le lieu de son décès est aussi mystérieux que celui de sa naissance : Poitiers ou Fontevraud ?
C’est en tout cas dans l’église de cette abbaye qu’elle est inhumée en habit de moniale fontevriste, dans une tombe qui ne sera que quelques années plus tard surmontée du gisant, peut être commandé de son vivant, qui l’immortalise sous les traits de la reine pieuse et altière que nous donne à connaître, au-delà des regards malveillants de quelques chroniqueurs, une histoire richement documentée.
http://www.alienor-aquitaine.org/bio/01_heritiere.htm
segunda-feira, 6 de dezembro de 2010
Leonor, Duquesa da Aquitânia
Leonor, Duquesa da Aquitânia | |
Reinado | 9 de Abril de 1137 a 31 de março de 1204 |
Títulos | Rainha de França e de Inglaterra Condessa de Auvérnia, Bordeaux, Agen, Saintonge, Limousin e Angoumois |
Nascimento | circa 1122 |
Belin, Aquitânia, França | |
Morte | 1 de Abril de 1204 |
Fontevraud, França | |
Sepultamento | Igreja da abadia de Fontevraud, França |
Antecessor | Guilherme X |
Sucessor | João I |
Consorte | Luís VII de França Henrique II de Inglaterra |
Filhos | com Luís VII de França Maria Alice com Henrique II de Inglaterra Guilherme Henrique Matilde Ricardo I Godofredo II Leonor Joana João I |
Casa Real | Poitiers |
Pai | Guilherme X |
Mãe | Leonor de Châtellerault |
Leonor da Aquitânia (1 de Abril de 1122 – 31 de Março de 1204) foi Duquesa da Aquitânia e da Gasconha, Condessa de Poitiers e rainha consorte de França e Inglaterra. Era a filha mais velha de Guilherme X, o Santo (1099 – 1137), a quem sucedeu em 1137, e de Leonor de Châtellerault. A sua fortuna pessoal e o seu apurado sentido político fizeram-na uma das mulheres mais poderosas e influentes da Idade Média.
Primeiros anos
Leonor nasceu na corte mais literata e culta do seu tempo. O seu avô tinha sido Guilherme IX, o Trovador (1071 – 1126), um dos primeiros trovadores e poetas vernaculares. Era ainda um homem extremamente culto, que transmitiu o gosto pela aprendizagem ao herdeiro Guilherme X que, por sua vez, ofereceu uma educação excepcional a suas duas filhas. Leonor e Petronilha eram fluentes em cerca de oito línguas, aprenderam matemática e astronomia e discutiam leis e filosofia a par com os doutores da Igreja. Esta educação, excepcional por serem mulheres e em uma época em que a maior parte dos governantes eram analfabetos, permitiu-lhes desenvolver espírito crítico e sagacidade política, útil especialmente à Leonor que haveria de governar ela própria. Guilherme X teve ainda o gosto de envolver sua herdeira nos variados aspectos do governo, levando-a em várias visitas através dos seus territórios.
Rainha de França
Em 1130 torna-se na herdeira universal do seu pai depois da morte do seu irmão Guilherme Aigret ainda na infância. Sete anos depois sucede em todos os títulos Guilherme X, após a sua morte durante uma peregrinação a Santiago de Compostela. Como senhora de uma porção substancial do que é actualmente França, Leonor de 15 anos tornou-se na noiva mais desejada da Europa. O eleito foi o rei Luis VII de França que, com o casamento, estendeu os seus domínios até aos Pireneus. Era desejo de Guilherme X, expresso no seu testamento, casar a filha com Luís, o Jovem, filho do rei da França (Luís VI). Em troca oferecia ao rei, como dote, a Aquitânia e Poitou.
Estimulou o marido a participar da Segunda Cruzada, (1147 - 1149). Antes da partida, atuou nos preparativos: promoveu torneios para arrecadar recursos, recolheu doações e, como era costume dos cruzados fazer, foi a todas as abadias pedir a bênção e as preces dos religiosos das ordens. Leonor acompanhou a expedição, assim como outras damas da nobreza, mas ela tinha o estatuto de líder feudal do exército da Aquitânia em pé de igualdade com os outros dirigentes. Segundo as lendas tradicionais, Leonor e as suas aias vestiram-se de Amazonas, num traje que incluía parafernália militar. Esta história é duvidosa, mas de qualquer maneira é histórico que o seu comportamento durante a cruzada foi considerado indecoroso pelo papa.
Foi durante a expedição que começaram as divergências entre Leonor e Luís. Leonor era favorável à luta pela reconquista do Condado de Edessa, como estratégia de defesa do Principado de Antioquia, estado cruzado sob o domínio do seu tio Raimundo de Poitiers. Luís considerava mais importante alcançar Jerusalém. A discussão resultou numa rebelião dos cavaleiros da Aquitânia, e o exército ficou dividido. Em consequência, Luís VII decidiu atacar Damasco, mas fracassou.
Em 1149, Luís e Leonor regressaram à Europa, passando por Roma, onde o Papa Eugénio III promoveu a sua reconciliação. A segunda filha do casal, Alice Capeto, nasceu pouco depois, mas o casamento estava perdido. Em 1152 a união é anulada por alegada consaguinidade e, em consequência, Leonor recuperou o controle dos seus territórios, que foram retirados da coroa francesa.
Rainha de Inglaterra
Apenas semanas depois, Leonor casou com Henrique Plantageneta, o futuro Henrique II de Inglaterra, então Conde de Anjou, onze anos mais novo que ela. A relação dos dois pode ter começado antes da união aos olhos da Igreja, como sugere o nascimento ainda no mesmo ano de 1152 de Guilherme, o primeiro filho do casal. No fim da década de 1160, Leonor separou-se de Henrique e retirou-se para a Aquitânia, devido possivelmente aos casos extra-matrimoniais do marido ou da sua insistência em interferir nos assuntos do Ducado de Leonor. A reconciliação nunca chegou e, em 1173 Leonor e os seus três filhos mais velhos Henrique, o Jovem, (1155 - 1183), Ricardo Coração de Leão e Godofredo revoltaram-se contra Henrique II - com o apoio de Luís VII, rei da França e ex-marido de Leonor. A rebelião familiar gerou outras revoltas em Poitou e motins dos vassalos do rei em grande parte de seus feudos. Henrique II conseguiu controlar a situação e perdoou os filhos. No entanto, mandou prender Leonor que, acusada de ser a instigadora do complô, permaneceu encarcerada por 16 anos, primeiro no Castelo de Chinon, depois em Salisbury, entre outros castelos da Inglaterra.
Em 1189, com a morte do marido e ascensão ao trono do seu filho Ricardo, Leonor é libertada e, com a partida de Ricardo para a Terceira Cruzada (1189 - 1192), tornou-se a regente da Inglaterra.
Leonor morreu em 1204 e encontra-se sepultada na Abadia de Fontevraud, junto de Henrique II e Ricardo I.
Descendência
De Luís VII, rei de França
- Maria Capeto (1145-1198), casada em 1164 com Henrique I, conde de Champagne e de Troyes
- Alice Capeto (1150-1195), casada em 1164 com Teobaldo V, conde de Blois e de Chartres
De Henrique II, rei de Inglaterra
- Guilherme, Conde de Poitiers (1152-1156)
- Henrique o Jovem, herdeiro de Inglaterra (1155-1183)
- Matilde Plantageneta (1156-1189), casada com Henrique, O Leão, Duque da Saxônia e da Baviera
- Ricardo Coração de Leão, rei de Inglaterra (1157-1199)
- Godofredo, Duque da Bretanha (1158-1186)
- Leonor Plantageneta (1162-1214), casou com Afonso VIII de Castela
- Joana Plantageneta (1165-1199), casou com 1) Guilherme II, rei da Sicília e 2) Raimundo, Conde de Toulouse
- João Sem Terra, rei de Inglaterra (1166-1216)
Precedida por: Guilherme X | Duquesa da Aquitânia e Gasconha Condessa de Auvérnia, Bordéus, Agen, Saintonge, Limousin, Angoumois 9 de Abril de 1137 — 1 de Abril de 1204 com Luís IV (1137-1152) com Henrique I (1152-1189) com Ricardo I (1189-1199) com João I (1199-1204) | Sucedida por: João I |
Precedida por: Adelaide de Sabóia | Sucedida por: Constança de Castela | |
Precedida por: Matilde de Bolonha | Sucedida por: Berengária Ximenes | |
Precedida por: Guilherme VIII | Sucedida por: Guilherme IX |
Origem: Wikipédia, a enciclopédia livre.
domingo, 5 de dezembro de 2010
mais da Lya Luft
Lições para todos os gêneros
No Dia Internacional da Mulher, seria pra lá de interessante a leitura de um texto denominado Um palco para os mitos, uma das partes integrantes do último livro da Lya Luft, Múltipla Escolha, já nas cabeceiras de venda das livrarias. Uma baita advertência que a Lya oferece para mulheres fúteis e homens imaturos, adolescentões, que persistem em não assimilar uma das sabedorias mais esquecidas da atual turbulenta pós-modernidade: “Viver é subir uma escada rolante pelo lado que desce”.O livro da escritora gaúcha, todo rabiscado e já numa segunda leitura, aponta para as imensas contradições dos seres humanos, que buscam a modernidade, sufocando-se debaixo de mil e um preconceitos e cavilações, de crenças infundadas, malas de culpa e quilos de medo, a confundir, segundo ela, palavra e grito, silêncio e frieza, sexismo e sexualidade, informações computadorizadas e conhecimento assimilado, coerências e delírios. Renegados o saudável bom-senso e o nunca desprezível instinto.
A leitura do livro da Lya Luft traz uma estratégia para uma cidadanização contextualizada: um combate sem tréguas para a síndrome do “ter de”, uma virose típica dos anos 2000, de contaminação fácil porque se alimenta do próprio ser humano, a maioria possuidora de “força do espírito de rebanho”. E a Lya não titubeia: “é preciso arriscar, trazer nossos enganos até o chão da realidade, remover suas máscaras e sua mística, e escolher, com audácia se for preciso, que portas vamos abrir ou ignorar”.
Dirigindo-se especificamente às mulheres, a escritora não facilita: “Existe ainda uma parcela que se porta de maneira irresponsável e tola. Se nos vestimos e nos conduzimos como menininhas, difícil nos encararem como personalidades maduras. Se nos apresentamos seminuas e com trejeitos sensuais em público, até no trabalho, vai ser mais duro perceberem nosso talento e capacidade”. E não foge à luta: “Se confundimos autoafirmação com falta de limites, colaboramos com isso que começa a surgir, na literatura, televisão e teatro: a triste imagem de mulheres de cinquenta anos ou mais transando com qualquer amigo de filhos (ou até netos), vestindo-se e portando de maneira extravagante ou agressiva, como se tivesse algo a ver com liberdade e independência”. Lembrei-me imediatamente de uma tal de Vieira, que representou um dos papéis importantes do espetáculo de Nova Jerusalém. Sem qualquer estilo ou classe.
Conheço homens, ridículos todos, que se imaginam “enfiadores de carteirinha”, traçando o que aparece pela frente, como envaidecidos polinizadores, pondo sementes em tudo que é entrada postada nas camas e em outros utensílios, principalmente naquelas que se portam como bonequinhas que ambicionam ter corpo sedutor para parceiros de carteiras recheadas. E que se submetem a caricaturas de transa, onde as decepções acontecem tão logo ultrapassadas as manobras binárias.
Para mulheres infantis e homens imaturos, de bagagem interior deficitária, o medo do envelhecimento é gigantesco. E as aplicações de botox, enfiox, tirox, e um monte de oxes outros, buscam escamotear uma realidade incontestável: “o espírito é mais importante do que rugas, manchas, andar lento e corpo encolhido; o espírito próprio de cada idade”. E feliz daqueles que são proprietários de chipas de bom humor, o que elimina as rugas da alma, as nostalgias sem qualquer significado. A Lya é taxativa: “nenhum artifício, por mais habil que seja, substitui uma mente arejada, a alegria de viver e o prazer das coisas”.
A escritora gaúcha, quando professora universitária, costumava dizer para seus alunos: “Vocês são melhores do que a família, a universidade, a sociedade fazem vocês acreditar que são. Podem render mais, trabalhar melhor e com muito mais prazer”. Um incentivo que produz cada vez mais cabritos amados por Deus, jamais ovelhas rabugentas, de cabeças baixas e traseiras permanentemente submissas às varas.
“Não costumo pensar em mim como mulher, mas como ser humano”, enfatiza a Lya Luft, em seu livro chegado em boa hora nas livrarias brasileiras, onde duas mulheres disputam a presidência da República, sem nunca terem abandonado o ser-mulher, cada uma delas com seu próprio estilo.
PS. O livro de Lya Luft é também muito recomendado para pais e mães abiscoitados, profissionais menos antenados que militam na área da infância e da juventude e religiosos(as) que andam de olhinhos revirados, sempre suspirosos, como se estivessem num inebriante além onde já estariam eternizados antes da hora.
Fernando Antônio Gonçalves
no seu blog Bate e Rebate
postado em 30.09.2010
http://pe360graus.globo.com/noticias/cidades/opiniao/2010/09/30/BLG,5711,4,529,NOTICIAS,890-LICOES-TODOS-GENEROS.aspx
coisas que eu sei que vc não vai ler... saudações tricolores...
coisas que fazem eu lembrar de vc....
o jogão do Flu... minha família é dividida em FlaxFlu, no último níver do meu irmão, até dar um bolo com vela e escudo do Fluzão eu dei pra ele, rsrs... eu tinha saído do hospital mal tinha uma semana, mas tinha dado um jeito de encomendar e numa das vezes que fui fazer um exame de sangue passei por uma loja de festa de aniversário que tinha essa velinha de bolo, e como era pro meu irmão, sabe como é... sempre se dá um jeito, né?
e nem gosto de futebol, por puro trauma de infância... mas nada disso deve ser coisa que te interessa... coisas a meu respeito não te interessam, né? mas eu ainda penso muito em vc, puramente por te querer bem...
por mais que eu saiba que vc fez sua escolha, não me convence que vc seja feliz, no fundo da sua alma...
sei que nos acomodamos com as escolhas feitas, por uma série de razões...
mas o que vi em vc qd me procurou foi uma pessoa sofrida, pela vida e pelas desilusões...
isso me impactou profundamente, pq nada do que eu pudesse fazer, todo o amor que eu tinha pra te dar, não pude, nem teria como tirar isso de dentro de vc
qd vc tava deitado ao meu lado, ao tocar seu peito, senti tanta angústia vindo de vc, mas muito, muito sofrimento e dor...
poucas vezes na minha vida profissional vi tanta assim, e já vi muita gente sofrer...
na última vez que vc esteve no meu consultório, vc me contou no seu olhar a angústia de querer ser amado por uma pessoa e ficar impotente por ela não dar aquilo que vc espera dela...
e vc em plena ereção, me pedindo um carinho, que me custou horrores pra não te dar...
mas vc estava me magoando muito, e naquele exato momento eu tb não tinha como te dar um prazer efêmero... pq eu queria muito mais de vc...
outra coisa que me deu vontade de enviar pra vc foi uma das crônicas da Lya Lufft, que escreve na Veja, entre outros lugares, e que fala entre coisas, de tantas coisas que eu te disse, pra vc ver que não é birra ou uma opinião pessoal minha, mas a visão de uma pensadora madura, que vê a sociedade com olhos sábios e que rompeu várias convenções pra chegar onde chegou...
VEJA
Edição 1999
14 de março de 2007
• ver capa
Ponto de vista: Lya Luft
Mulheres & Mulheres
"Existem as mulheres maltratadas, aviltadas,
submetidas. Mas a maioria de nós pode lutar
com determinação por uma vida mais plena"
O assunto já está enjoando, embora a medicina tenha encontrado recentemente novos motivos para as diferenças entre masculino e feminino, ou, como dizem minhas netas gêmeas de 4 anos e seu primo da mesma idade, entre meninos e meninas (para eles o pai, os tios e o avô emprestado são "meninos", enquanto a mãe, as avós e as tias estão na categoria "meninas").
Muito de verdadeiro ou de fantasioso se tem dito e escrito sobre a questão da mulher. Fora das culturas em que mulher vale menos do que um animal de tração, uma das lorotas é que ela foi sempre esmagada pelo troglodita brutal, traída pelo sem-vergonha, desprezada pela sociedade cruel. Nem todas. Nem sempre. Basta ler um pouco de história – não a dos livros escolares, mas alguma coisa mais bem documentada – para ver que em todas as épocas houve mulheres realizadas, influentes política e culturalmente. Talvez não tenham sido maioria, mas homens interessantes também não são a maioria.
É verdade que mulheres sempre causaram desconforto, ou por sua postura vitimal ou por suspeitas que despertam quando não são bobas. A Igreja queimou milhares como bruxas, porque conheciam ervas medicinais, por serem parteiras, portanto chegadas ao mistério da vida e da morte, outras simplesmente porque de alguma forma não se enquadravam. Acabo de ler uma boa biografia de Joana d'Arc, recheada de documentos comprovando a ignorância, a farsa, a brutalidade com que foi processada e queimada viva pela chamada Mãe Igreja. Tinha menos de 20 anos, a pobre moça que em sua aldeia chamavam de Joaninha. Pouco depois resolveram mudar tudo, e recentemente até a declararam santa. Histórias da Inquisição são de vomitar: homens, crianças, velhos e velhinhas, por qualquer motivo, eram vítimas de tortura, sangue e fogueira. Mas as mulheres, ah, essas criaturas que sangram todo mês e não morrem, com orifícios que prometem prazeres inomináveis, certamente têm parte com o Demo, e foram as vítimas preferidas. Antigamente, da Inquisição; agora ainda, em muitos casos, da fogueira do preconceito (também das próprias mulheres, diga-se de passagem).
Mas é folclore que fomos sempre submissas e sacrificadas: muitas de nossas doces avozinhas dirigiam a família com olho rápido, língua afiada e pulso firme. Mesmo em séculos passados, a mãe eventualmente detinha um poder invejável. O marido não raro a consultava no secreto do quarto sobre decisões importantes, nas propriedades rurais ela administrava a casa da cidade, fiscalizava o estudo dos filhos, negociava casamentos, cuidava do dinheiro, enquanto o marido e senhor corria com seus peões pelas vastidões do campo atrás do gado.
Houve e ainda há as maltratadas, traídas e inferiorizadas. As que não tiveram escolha, submetidas e humilhadas já pela cultura perversa em que nasceram; existem as que se acomodam por interesse, as que se acovardam por serem infantis, e acabam cobrando alto preço aos que com elas convivem. Quanto à traição masculina, muitas mulheres sabem, fingem ignorar, para assim dominarem o trapalhão através da culpa, e ao mesmo tempo serem dispensadas do chatíssimo (para elas...) dever conjugal. "Perdoam" infidelidades maritais, para ter sossego na cama, para não perder o provedor, para manter o status de casada, "para não desmanchar a família" (filhos manipulados como desculpa para coisas atrozes entre os pais).
Não, a mulher não foi sempre ou somente a coitadinha. Muitos homens sofrem com a silenciosa ou eloqüente chantagem emocional da mulher, de quem não conseguem se separar por culpa, sentimento de responsabilidade ou mesmo simples fraqueza.
Mulher vitimal, se generalizado, é um conceito altamente hipócrita. Existem as maltratadas sem saída, as aviltadas sem socorro, as submetidas sem opção. Mas a maioria de nós nem é santa nem é boazinha e, em lugar de acusar e se queixar, pode lutar com determinação por uma vida mais plena. Isso dependerá de cada uma, de sua personalidade, suas marcas de vida, sua condição familiar, sua informação, sua neurose e sua frustração. Nas proximidades do Dia da Mulher, quero dizer que ela dispensa elogios falsos e louvações consoladoras, porque ela não é vítima por essência, porque na nossa cultura pode construir sua vida e seu destino e escrever sua história, embora com limitações, como todos as têm. Talvez pudéssemos começar não nos pensando em primeiro lugar como "mulheres", mas como pessoas, e como pessoas buscar respeito, espaço, trabalho, tranqüilidade, alegria e amor. Masculino e feminino são secundários à essência "ser humano": vêm depois disso, nessa velhíssima e nem sempre bem contada história da guerra dos sexos.
o jogão do Flu... minha família é dividida em FlaxFlu, no último níver do meu irmão, até dar um bolo com vela e escudo do Fluzão eu dei pra ele, rsrs... eu tinha saído do hospital mal tinha uma semana, mas tinha dado um jeito de encomendar e numa das vezes que fui fazer um exame de sangue passei por uma loja de festa de aniversário que tinha essa velinha de bolo, e como era pro meu irmão, sabe como é... sempre se dá um jeito, né?
e nem gosto de futebol, por puro trauma de infância... mas nada disso deve ser coisa que te interessa... coisas a meu respeito não te interessam, né? mas eu ainda penso muito em vc, puramente por te querer bem...
por mais que eu saiba que vc fez sua escolha, não me convence que vc seja feliz, no fundo da sua alma...
sei que nos acomodamos com as escolhas feitas, por uma série de razões...
mas o que vi em vc qd me procurou foi uma pessoa sofrida, pela vida e pelas desilusões...
isso me impactou profundamente, pq nada do que eu pudesse fazer, todo o amor que eu tinha pra te dar, não pude, nem teria como tirar isso de dentro de vc
qd vc tava deitado ao meu lado, ao tocar seu peito, senti tanta angústia vindo de vc, mas muito, muito sofrimento e dor...
poucas vezes na minha vida profissional vi tanta assim, e já vi muita gente sofrer...
na última vez que vc esteve no meu consultório, vc me contou no seu olhar a angústia de querer ser amado por uma pessoa e ficar impotente por ela não dar aquilo que vc espera dela...
e vc em plena ereção, me pedindo um carinho, que me custou horrores pra não te dar...
mas vc estava me magoando muito, e naquele exato momento eu tb não tinha como te dar um prazer efêmero... pq eu queria muito mais de vc...
outra coisa que me deu vontade de enviar pra vc foi uma das crônicas da Lya Lufft, que escreve na Veja, entre outros lugares, e que fala entre coisas, de tantas coisas que eu te disse, pra vc ver que não é birra ou uma opinião pessoal minha, mas a visão de uma pensadora madura, que vê a sociedade com olhos sábios e que rompeu várias convenções pra chegar onde chegou...
VEJA
Edição 1999
14 de março de 2007
• ver capa
Ponto de vista: Lya Luft
Mulheres & Mulheres
"Existem as mulheres maltratadas, aviltadas,
submetidas. Mas a maioria de nós pode lutar
com determinação por uma vida mais plena"
O assunto já está enjoando, embora a medicina tenha encontrado recentemente novos motivos para as diferenças entre masculino e feminino, ou, como dizem minhas netas gêmeas de 4 anos e seu primo da mesma idade, entre meninos e meninas (para eles o pai, os tios e o avô emprestado são "meninos", enquanto a mãe, as avós e as tias estão na categoria "meninas").
Muito de verdadeiro ou de fantasioso se tem dito e escrito sobre a questão da mulher. Fora das culturas em que mulher vale menos do que um animal de tração, uma das lorotas é que ela foi sempre esmagada pelo troglodita brutal, traída pelo sem-vergonha, desprezada pela sociedade cruel. Nem todas. Nem sempre. Basta ler um pouco de história – não a dos livros escolares, mas alguma coisa mais bem documentada – para ver que em todas as épocas houve mulheres realizadas, influentes política e culturalmente. Talvez não tenham sido maioria, mas homens interessantes também não são a maioria.
É verdade que mulheres sempre causaram desconforto, ou por sua postura vitimal ou por suspeitas que despertam quando não são bobas. A Igreja queimou milhares como bruxas, porque conheciam ervas medicinais, por serem parteiras, portanto chegadas ao mistério da vida e da morte, outras simplesmente porque de alguma forma não se enquadravam. Acabo de ler uma boa biografia de Joana d'Arc, recheada de documentos comprovando a ignorância, a farsa, a brutalidade com que foi processada e queimada viva pela chamada Mãe Igreja. Tinha menos de 20 anos, a pobre moça que em sua aldeia chamavam de Joaninha. Pouco depois resolveram mudar tudo, e recentemente até a declararam santa. Histórias da Inquisição são de vomitar: homens, crianças, velhos e velhinhas, por qualquer motivo, eram vítimas de tortura, sangue e fogueira. Mas as mulheres, ah, essas criaturas que sangram todo mês e não morrem, com orifícios que prometem prazeres inomináveis, certamente têm parte com o Demo, e foram as vítimas preferidas. Antigamente, da Inquisição; agora ainda, em muitos casos, da fogueira do preconceito (também das próprias mulheres, diga-se de passagem).
Mas é folclore que fomos sempre submissas e sacrificadas: muitas de nossas doces avozinhas dirigiam a família com olho rápido, língua afiada e pulso firme. Mesmo em séculos passados, a mãe eventualmente detinha um poder invejável. O marido não raro a consultava no secreto do quarto sobre decisões importantes, nas propriedades rurais ela administrava a casa da cidade, fiscalizava o estudo dos filhos, negociava casamentos, cuidava do dinheiro, enquanto o marido e senhor corria com seus peões pelas vastidões do campo atrás do gado.
Houve e ainda há as maltratadas, traídas e inferiorizadas. As que não tiveram escolha, submetidas e humilhadas já pela cultura perversa em que nasceram; existem as que se acomodam por interesse, as que se acovardam por serem infantis, e acabam cobrando alto preço aos que com elas convivem. Quanto à traição masculina, muitas mulheres sabem, fingem ignorar, para assim dominarem o trapalhão através da culpa, e ao mesmo tempo serem dispensadas do chatíssimo (para elas...) dever conjugal. "Perdoam" infidelidades maritais, para ter sossego na cama, para não perder o provedor, para manter o status de casada, "para não desmanchar a família" (filhos manipulados como desculpa para coisas atrozes entre os pais).
Não, a mulher não foi sempre ou somente a coitadinha. Muitos homens sofrem com a silenciosa ou eloqüente chantagem emocional da mulher, de quem não conseguem se separar por culpa, sentimento de responsabilidade ou mesmo simples fraqueza.
Mulher vitimal, se generalizado, é um conceito altamente hipócrita. Existem as maltratadas sem saída, as aviltadas sem socorro, as submetidas sem opção. Mas a maioria de nós nem é santa nem é boazinha e, em lugar de acusar e se queixar, pode lutar com determinação por uma vida mais plena. Isso dependerá de cada uma, de sua personalidade, suas marcas de vida, sua condição familiar, sua informação, sua neurose e sua frustração. Nas proximidades do Dia da Mulher, quero dizer que ela dispensa elogios falsos e louvações consoladoras, porque ela não é vítima por essência, porque na nossa cultura pode construir sua vida e seu destino e escrever sua história, embora com limitações, como todos as têm. Talvez pudéssemos começar não nos pensando em primeiro lugar como "mulheres", mas como pessoas, e como pessoas buscar respeito, espaço, trabalho, tranqüilidade, alegria e amor. Masculino e feminino são secundários à essência "ser humano": vêm depois disso, nessa velhíssima e nem sempre bem contada história da guerra dos sexos.
Lya Luft é escritora
http://veja.abril.com.br/140307/ponto_de_vista.shtml
sexta-feira, 26 de novembro de 2010
Que Deus Não Permita
Que Deus não permita que eu perca o ROMANTISMO,
mesmo sabendo que as rosas não falam...
Que eu não perca o OTIMISMO,
mesmo sabendo que o futuro que nos espera pode não ser tão alegre...
Que eu não perca a VONTADE DE VIVER,
mesmo sabendo que a vida é, em muitos momentos, dolorosa...
Que eu não perca a vontade de TER GRANDES AMIGOS,
mesmo sabendo que, com as voltas do mundo, eles acabam indo embora de nossas vidas...
Que eu não perca a vontade de AJUDAR AS PESSOAS,
mesmo sabendo que muitas delas são incapazes de ver, reconhecer e retribuir, esta ajuda...
Que eu não perca o EQUILÍBRIO,
mesmo sabendo que inúmeras forças querem que eu caia...
Que eu não perca A VONTADE DE AMAR,
mesmo sabendo que a pessoa que eu mais amo pode não sentir o mesmo sentimento por mim...
Que eu não perca o sentimento de JUSTIÇA,
mesmo sabendo que o prejudicado possa ser eu...
Que eu não perca o meu FORTE ABRAÇO,
mesmo sabendo que um dia os meus braços estarão fracos...
Que eu não perca a BELEZA e a ALEGRIA DE VIVER,
mesmo sabendo que muitas lágrimas brotarão dos meus olhos e escorrerão por minha alma...
Que eu não perca o AMOR POR MINHA FAMÍLIA,
mesmo sabendo que ela muitas vezes me exigiria esforços incríveis para manter a sua harmonia...
Que eu não perca a vontade de DOAR ESTE ENORME AMOR que existe em meu coração,
mesmo sabendo que muitas vezes ele será submetido e até rejeitado...
E acima de tudo...
Que eu jamais me esqueça que Deus me ama infinitamente!
Que um pequeno grão de alegria e esperança dentro de cada um é capaz de mudar e transformar qualquer coisa, pois...
A VIDA É CONSTRUÍDA NOS SONHOS E CONCRETIZADA NO AMOR!
Chico Xavier
domingo, 21 de novembro de 2010
Mulheres inteligentes e caras pra lá de babacas
Toda mulher que se preza já se apaixonou por um babaca. A história é quase sempre a mesma, o final também. A gente conhece um cara, ele se mostra doce, maravilhoso e bem-resolvido. A gente – encantada – guarda a intuição no fundo da gaveta, veste o melhor decote (e o melhor sorriso) e sai linda, leve e solta para mais um capítulo cheio de frases mal-contadas, celular desligado e eventuais sumiços.
Verdade seja dita: a gente sente que tem alguma coisa errada, mas acaba fazendo vista grossa. E acha que está sensível demais, exigente demais, desconfiada demais. E deixa rolar. O resultado? O cara te enrola, te pede desculpas. Depois vacila de novo e te enche de presentes.
Estou escrevendo esse texto para eu mesma decorar. Imprimir. E nunca mais esquecer.
A gente não pode sair por aí perdendo nosso tempo com esses babacas. Chega de desculpar tanto, de tampar o sol com a peneira. Quando um cara REALMENTE está afim de você, ele vai até o inferno por você. Essa verdade ninguém me tira.
Não tem trabalho, família, futebol, amigos, crise existencial, nem celular sem bateria que façam com que ele – caso tenha educação e a mínima consideração – não tenha tempo de dizer um simples “oi”.
Isso não é pedir muito, concorda? O cara não precisa dar satisfação a toda hora, te ligar várias vezes por dia, isso é chato e acaba com qualquer romance.
O que eu quero dizer é que mulher precisa de carinho. Atenção. E uma sacanagem bem-dosada.
Se o sujeito vive brincando de esconde-esconde, não responde lindamente suas mensagens, não te chama pra sair com os amigos dele e nem tenta te agarrar quando você diz que está com uma lingerie de matar por debaixo da roupa – minha amiga – o negócio está feio. Muito feio.
Confesso que não é tarefa fácil colocar um ponto final de uma hora pra outra nessas histórias. Somos seres românticos, abduzidos pelos finais felizes dos filmes e livros. A gente sempre acha que alguma coisa vai mudar, que ele vai perceber TUDO o que está perdendo e vai aparecer com flores na porta da nossa casa. Mas a realidade é diferente.
Não somos a Julia Roberts, não estamos numa comédia romântica e, na vida real, homens são simples e previsíveis. Quando eles querem uma coisa, não há nada – nem ninguém – que os impeça. Portanto, anotem aí: quando um cara está afim de você, ele vai te ligar, ele vai te procurar, ele vai te beijar, ele vai querer estar sempre com as mãos em cima de você.
Não sou radical, apenas cansei de dar desculpas pra erros que não são meus. Ou são. Afinal um cara babaca sempre dá pistas de que é babaca. Só não enxerga, quem não quer.
Verdade seja dita: a gente sente que tem alguma coisa errada, mas acaba fazendo vista grossa. E acha que está sensível demais, exigente demais, desconfiada demais. E deixa rolar. O resultado? O cara te enrola, te pede desculpas. Depois vacila de novo e te enche de presentes.
Estou escrevendo esse texto para eu mesma decorar. Imprimir. E nunca mais esquecer.
A gente não pode sair por aí perdendo nosso tempo com esses babacas. Chega de desculpar tanto, de tampar o sol com a peneira. Quando um cara REALMENTE está afim de você, ele vai até o inferno por você. Essa verdade ninguém me tira.
Não tem trabalho, família, futebol, amigos, crise existencial, nem celular sem bateria que façam com que ele – caso tenha educação e a mínima consideração – não tenha tempo de dizer um simples “oi”.
Isso não é pedir muito, concorda? O cara não precisa dar satisfação a toda hora, te ligar várias vezes por dia, isso é chato e acaba com qualquer romance.
O que eu quero dizer é que mulher precisa de carinho. Atenção. E uma sacanagem bem-dosada.
Se o sujeito vive brincando de esconde-esconde, não responde lindamente suas mensagens, não te chama pra sair com os amigos dele e nem tenta te agarrar quando você diz que está com uma lingerie de matar por debaixo da roupa – minha amiga – o negócio está feio. Muito feio.
Confesso que não é tarefa fácil colocar um ponto final de uma hora pra outra nessas histórias. Somos seres românticos, abduzidos pelos finais felizes dos filmes e livros. A gente sempre acha que alguma coisa vai mudar, que ele vai perceber TUDO o que está perdendo e vai aparecer com flores na porta da nossa casa. Mas a realidade é diferente.
Não somos a Julia Roberts, não estamos numa comédia romântica e, na vida real, homens são simples e previsíveis. Quando eles querem uma coisa, não há nada – nem ninguém – que os impeça. Portanto, anotem aí: quando um cara está afim de você, ele vai te ligar, ele vai te procurar, ele vai te beijar, ele vai querer estar sempre com as mãos em cima de você.
Não sou radical, apenas cansei de dar desculpas pra erros que não são meus. Ou são. Afinal um cara babaca sempre dá pistas de que é babaca. Só não enxerga, quem não quer.
Fernanda Mello
quinta-feira, 18 de novembro de 2010
A complicada arte de ver
Ela entrou, deitou-se no divã e disse: "Acho que estou ficando louca". Eu fiquei em silêncio aguardando que ela me revelasse os sinais da sua loucura. "Um dos meus prazeres é cozinhar. Vou para a cozinha, corto as cebolas, os tomates, os pimentões - é uma alegria! Entretanto, faz uns dias, eu fui para a cozinha para fazer aquilo que já fizera centenas de vezes: cortar cebolas. Ato banal sem surpresas. Mas, cortada a cebola, eu olhei para ela e tive um susto. Percebi que nunca havia visto uma cebola. Aqueles anéis perfeitamente ajustados, a luz se refletindo neles: tive a impressão de estar vendo a rosácea de um vitral de catedral gótica. De repente, a cebola, de objeto a ser comido, se transformou em obra de arte para ser vista! E o pior é que o mesmo aconteceu quando cortei os tomates, os pimentões... Agora, tudo o que vejo me causa espanto."
Ela se calou, esperando o meu diagnóstico. Eu me levantei, fui à estante de livros e de lá retirei as "Odes Elementales", de Pablo Neruda. Procurei a "Ode à Cebola" e lhe disse: "Essa perturbação ocular que a acometeu é comum entre os poetas. Veja o que Neruda disse de uma cebola igual àquela que lhe causou assombro: 'Rosa de água com escamas de cristal'. Não, você não está louca. Você ganhou olhos de poeta... Os poetas ensinam a ver".
Ver é muito complicado. Isso é estranho porque os olhos, de todos os órgãos dos sentidos, são os de mais fácil compreensão científica. A sua física é idêntica à física óptica de uma máquina fotográfica: o objeto do lado de fora aparece refletido do lado de dentro. Mas existe algo na visão que não pertence à física.
William Blake sabia disso e afirmou: "A árvore que o sábio vê não é a mesma árvore que o tolo vê". Sei disso por experiência própria. Quando vejo os ipês floridos, sinto-me como Moisés diante da sarça ardente: ali está uma epifania do sagrado. Mas uma mulher que vivia perto da minha casa decretou a morte de um ipê que florescia à frente de sua casa porque ele sujava o chão, dava muito trabalho para a sua vassoura. Seus olhos não viam a beleza. Só viam o lixo.
Adélia Prado disse: "Deus de vez em quando me tira a poesia. Olho para uma pedra e vejo uma pedra". Drummond viu uma pedra e não viu uma pedra. A pedra que ele viu virou poema.
Há muitas pessoas de visão perfeita que nada vêem. "Não é bastante não ser cego para ver as árvores e as flores. Não basta abrir a janela para ver os campos e os rios", escreveu Alberto Caeiro, heterônimo de Fernando Pessoa. O ato de ver não é coisa natural. Precisa ser aprendido. Nietzsche sabia disso e afirmou que a primeira tarefa da educação é ensinar a ver. O zen-budismo concorda, e toda a sua espiritualidade é uma busca da experiência chamada "satori", a abertura do "terceiro olho". Não sei se Cummings se inspirava no zen-budismo, mas o fato é que escreveu: "Agora os ouvidos dos meus ouvidos acordaram e agora os olhos dos meus olhos se abriram".
Há um poema no Novo Testamento que relata a caminhada de dois discípulos na companhia de Jesus ressuscitado. Mas eles não o reconheciam. Reconheceram-no subitamente: ao partir do pão, "seus olhos se abriram". Vinicius de Moraes adota o mesmo mote em "Operário em Construção": "De forma que, certo dia, à mesa ao cortar o pão, o operário foi tomado de uma súbita emoção, ao constatar assombrado que tudo naquela mesa - garrafa, prato, facão - era ele quem fazia. Ele, um humilde operário, um operário em construção".
A diferença se encontra no lugar onde os olhos são guardados. Se os olhos estão na caixa de ferramentas, eles são apenas ferramentas que usamos por sua função prática. Com eles vemos objetos, sinais luminosos, nomes de ruas - e ajustamos a nossa ação. O ver se subordina ao fazer. Isso é necessário. Mas é muito pobre. Os olhos não gozam... Mas, quando os olhos estão na caixa dos brinquedos, eles se transformam em órgãos de prazer: brincam com o que vêem, olham pelo prazer de olhar, querem fazer amor com o mundo.
Os olhos que moram na caixa de ferramentas são os olhos dos adultos. Os olhos que moram na caixa dos brinquedos, das crianças. Para ter olhos brincalhões, é preciso ter as crianças por nossas mestras. Alberto Caeiro disse haver aprendido a arte de ver com um menininho, Jesus Cristo fugido do céu, tornado outra vez criança, eternamente: "A mim, ensinou-me tudo. Ensinou-me a olhar para as coisas. Aponta-me todas as coisas que há nas flores. Mostra-me como as pedras são engraçadas quando a gente as têm na mão e olha devagar para elas".
Por isso - porque eu acho que a primeira função da educação é ensinar a ver - eu gostaria de sugerir que se criasse um novo tipo de professor, um professor que nada teria a ensinar, mas que se dedicaria a apontar os assombros que crescem nos desvãos da banalidade cotidiana. Como o Jesus menino do poema de Caeiro. Sua missão seria partejar "olhos vagabundos"...
Ela se calou, esperando o meu diagnóstico. Eu me levantei, fui à estante de livros e de lá retirei as "Odes Elementales", de Pablo Neruda. Procurei a "Ode à Cebola" e lhe disse: "Essa perturbação ocular que a acometeu é comum entre os poetas. Veja o que Neruda disse de uma cebola igual àquela que lhe causou assombro: 'Rosa de água com escamas de cristal'. Não, você não está louca. Você ganhou olhos de poeta... Os poetas ensinam a ver".
Ver é muito complicado. Isso é estranho porque os olhos, de todos os órgãos dos sentidos, são os de mais fácil compreensão científica. A sua física é idêntica à física óptica de uma máquina fotográfica: o objeto do lado de fora aparece refletido do lado de dentro. Mas existe algo na visão que não pertence à física.
William Blake sabia disso e afirmou: "A árvore que o sábio vê não é a mesma árvore que o tolo vê". Sei disso por experiência própria. Quando vejo os ipês floridos, sinto-me como Moisés diante da sarça ardente: ali está uma epifania do sagrado. Mas uma mulher que vivia perto da minha casa decretou a morte de um ipê que florescia à frente de sua casa porque ele sujava o chão, dava muito trabalho para a sua vassoura. Seus olhos não viam a beleza. Só viam o lixo.
Adélia Prado disse: "Deus de vez em quando me tira a poesia. Olho para uma pedra e vejo uma pedra". Drummond viu uma pedra e não viu uma pedra. A pedra que ele viu virou poema.
Há muitas pessoas de visão perfeita que nada vêem. "Não é bastante não ser cego para ver as árvores e as flores. Não basta abrir a janela para ver os campos e os rios", escreveu Alberto Caeiro, heterônimo de Fernando Pessoa. O ato de ver não é coisa natural. Precisa ser aprendido. Nietzsche sabia disso e afirmou que a primeira tarefa da educação é ensinar a ver. O zen-budismo concorda, e toda a sua espiritualidade é uma busca da experiência chamada "satori", a abertura do "terceiro olho". Não sei se Cummings se inspirava no zen-budismo, mas o fato é que escreveu: "Agora os ouvidos dos meus ouvidos acordaram e agora os olhos dos meus olhos se abriram".
Há um poema no Novo Testamento que relata a caminhada de dois discípulos na companhia de Jesus ressuscitado. Mas eles não o reconheciam. Reconheceram-no subitamente: ao partir do pão, "seus olhos se abriram". Vinicius de Moraes adota o mesmo mote em "Operário em Construção": "De forma que, certo dia, à mesa ao cortar o pão, o operário foi tomado de uma súbita emoção, ao constatar assombrado que tudo naquela mesa - garrafa, prato, facão - era ele quem fazia. Ele, um humilde operário, um operário em construção".
A diferença se encontra no lugar onde os olhos são guardados. Se os olhos estão na caixa de ferramentas, eles são apenas ferramentas que usamos por sua função prática. Com eles vemos objetos, sinais luminosos, nomes de ruas - e ajustamos a nossa ação. O ver se subordina ao fazer. Isso é necessário. Mas é muito pobre. Os olhos não gozam... Mas, quando os olhos estão na caixa dos brinquedos, eles se transformam em órgãos de prazer: brincam com o que vêem, olham pelo prazer de olhar, querem fazer amor com o mundo.
Os olhos que moram na caixa de ferramentas são os olhos dos adultos. Os olhos que moram na caixa dos brinquedos, das crianças. Para ter olhos brincalhões, é preciso ter as crianças por nossas mestras. Alberto Caeiro disse haver aprendido a arte de ver com um menininho, Jesus Cristo fugido do céu, tornado outra vez criança, eternamente: "A mim, ensinou-me tudo. Ensinou-me a olhar para as coisas. Aponta-me todas as coisas que há nas flores. Mostra-me como as pedras são engraçadas quando a gente as têm na mão e olha devagar para elas".
Por isso - porque eu acho que a primeira função da educação é ensinar a ver - eu gostaria de sugerir que se criasse um novo tipo de professor, um professor que nada teria a ensinar, mas que se dedicaria a apontar os assombros que crescem nos desvãos da banalidade cotidiana. Como o Jesus menino do poema de Caeiro. Sua missão seria partejar "olhos vagabundos"...
Rubem Alves
o texto acima foi extraído da seção "Sinapse", jornal "Folha de São Paulo", versão on line, publicado em 26/10/2004.
segunda-feira, 15 de novembro de 2010
Contigo e "Sentigo"
Sabemos como foi uma paixão pelo modo como ela termina. Essa frase está no livro O Passado, do argentino Alan Pauls, mas não precisaria estar em livro nenhum para que a avalizássemos. A maneira como se coloca o ponto final nas relações deixa evidente o verdadeiro espírito que norteou o que foi vivido.
Que tipo de final desejamos? De preferência, nenhum. Todo mundo quer um amor para sempre, desde que ele se mantenha estimulante, surpreendente, alegre, à prova de tédio. Ou seja, um amor miraculoso. Como milagre é do departamento das coisas impossíveis, é natural que as relações durem alguns anos ou muitos anos, e depois acabem.
Lei da vida. Sofre-se o diabo, mas raros são aqueles homens e mulheres que nunca passaram por isso. O que fazer para amenizar a dor? Talvez ajude se analisarmos o final para entender como foi o durante.
Há os finais chamados civilizados. Ambos os envolvidos percebem o desgaste do relacionamento, conversam sobre isso, tentam mais um pouco, conversam novamente, arrastam a história mais uns meses, veem que nada está melhorando, aguardam passar o Natal e o Ano-Novo, fazem uma última tentativa e então decidem: fim.
Lógico que é dilacerante. Não é nada fácil fazer uma mala, dividir os pertences e estipular visitas aos filhos, quando há filhos. A solidão espreita e assusta, e um restinho de dúvida sempre surge na hora do abraço de despedida. Mas foi um “the end” sem derramamento de sangue. Como conseguiram a façanha?
Provavelmente porque sempre escutaram um ao outro, porque não fizeram da relação um campo minado, porque as brigas eram exceções e não regra. É possível também que a relação fosse mais racional do que animal: ternura é bem diferente de paixão. Mas, enfim, mesmo sofrendo com a ruptura, deram a ela um fim digno, condizente com o que de bacana viveram juntos.
Agora vamos ao outro tipo de separação. Tire as crianças da sala.
A relação acaba geralmente depois de um ataque de ofensas, de uns “não aguento mais”, de muita choradeira, de cortes na alma, de desconstrução total, de confissões gritadas: “Quer saber? Eu fiquei com ela sim!”. Garanto que se amam mais do que aquele casal que se separou assepticamente, mas perderam toda a paciência um com o outro, e também todo o respeito, e atingiram um limite difícil de transpor. Por que, depois desse quebra-quebra, não tentam um papo conciliador? Ora, porque não fazem a mínima ideia do que seja isso.
Sempre foram atormentados pelo ciúme, pelas implicâncias diárias, pelas oscilações de humor, pela alternância de “te amo” e “te odeio”. Terminam falando mal um do outro para quem quiser ouvir, e não raro aprontam umas vingançazinhas. Tudo muito, muito longe do sublime.
Tive um vizinho de porta que gritava com a namorada ao telefone, sem se importar que o prédio inteiro ouvisse: “Não sei o que fazer! Fico mal contigo e fico mal sentigo!”. Sempre achei essa situação desoladora, e nem estou falando do português do sujeito. É duro ter apenas duas alternativas (ficar ou ir embora), e ambas serem terríveis.
Quando acaba docemente, é sinal de que você foi feliz e nada há para se lamentar. Se acaba de forma azeda, é porque a relação era mesmo uma neura e tampouco se deve lamentar. Nos dois casos, a performance final ao menos ajuda a compreender o que foi vivido e a se preparar para um novo amor que não acabe nunca. Em tese.
Martha Medeiros
O Globo em 14/11/2010
quinta-feira, 4 de novembro de 2010
Rifa-se um coração
Rifa-se um coração quase novo.
Um coração idealista.
Um coração como poucos.
Um coração à moda antiga.
Um coração moleque que insiste em pregar peças no seu usuário.
Rifa-se um coração que na realidade está um pouco usado, meio calejado, muito machucado
e que teima em alimentar sonhos e, cultivar ilusões.
Um pouco inconseqüente que nunca desiste de acreditar nas pessoas.
Um leviano e precipitado coração que acha que Tim Maia estava certo quando escreveu...
"...não quero dinheiro, eu quero amor sincero, é isso que eu espero...".
Um idealista...Um verdadeiro sonhador...
Rifa-se um coração que nunca aprende.
Que não endurece, e mantém sempre viva a esperança de ser feliz, sendo simples e natural.
Um coração insensato que comanda o racional sendo louco o suficiente para se apaixonar.
Um furioso suicida que vive procurando relações e emoções verdadeiras.
Rifa-se um coração que insiste em cometer sempre os mesmos erros.
Esse coração que erra, briga, se expõe.
Perde o juízo por completo em nome de causas e paixões.
Sai do sério e, às vezes revê suas posições arrependido de palavras e gestos.
Este coração tantas vezes incompreendido.
Tantas vezes provocado.
Tantas vezes impulsivo.
Rifa-se este desequilibrado emocional que abre sorrisos tão largos que quase dá pra engolir as orelhas, mas que também arranca lágrimas e faz murchar o rosto.
Um coração para ser alugado, ou mesmo utilizado por quem gosta de emoções fortes.
Um órgão abestado indicado apenas para quem quer viver intensamente contra indicado para os que apenas pretendem passar pela vida matando o tempo, defendendo-se das emoções.
Rifa-se um coração tão inocente que se mostra sem armaduras e deixa louco o seu usuário.
Um coração que quando parar de bater ouvirá o seu usuário dizer para São Pedro na hora da prestação de contas:
"O Senhor pode conferir. Eu fiz tudo certo, só errei quando coloquei sentimento.
Só fiz bobagens e me dei mal quando ouvi este louco coração de criança que insiste em não endurecer e, se recusa a envelhecer"
Rifa-se um coração, ou mesmo troca-se por outro que tenha um pouco mais de juízo.
Um órgão mais fiel ao seu usuário. Um amigo do peito que não maltrate tanto o ser que o abriga. Um coração que não seja tão inconseqüente.
Rifa-se um coração cego, surdo e mudo, mas que incomoda um bocado.
Um verdadeiro caçador de aventuras que ainda não foi adotado, provavelmente, por se recusar a cultivar ares selvagens ou racionais, por não querer perder o estilo.
Oferece-se um coração vadio, sem raça, sem pedigree.
Um simples coração humano.
Um impulsivo membro de comportamento até meio ultrapassado.
Um modelo cheio de defeitos que, mesmo estando fora do mercado,
faz questão de não se modernizar, mas vez por outra, constrange o corpo que o domina.
Um velho coração que convence seu usuário a publicar seus segredos
e a ter a petulância de se aventurar como poeta.
Clarice
Um coração idealista.
Um coração como poucos.
Um coração à moda antiga.
Um coração moleque que insiste em pregar peças no seu usuário.
Rifa-se um coração que na realidade está um pouco usado, meio calejado, muito machucado
e que teima em alimentar sonhos e, cultivar ilusões.
Um pouco inconseqüente que nunca desiste de acreditar nas pessoas.
Um leviano e precipitado coração que acha que Tim Maia estava certo quando escreveu...
"...não quero dinheiro, eu quero amor sincero, é isso que eu espero...".
Um idealista...Um verdadeiro sonhador...
Rifa-se um coração que nunca aprende.
Que não endurece, e mantém sempre viva a esperança de ser feliz, sendo simples e natural.
Um coração insensato que comanda o racional sendo louco o suficiente para se apaixonar.
Um furioso suicida que vive procurando relações e emoções verdadeiras.
Rifa-se um coração que insiste em cometer sempre os mesmos erros.
Esse coração que erra, briga, se expõe.
Perde o juízo por completo em nome de causas e paixões.
Sai do sério e, às vezes revê suas posições arrependido de palavras e gestos.
Este coração tantas vezes incompreendido.
Tantas vezes provocado.
Tantas vezes impulsivo.
Rifa-se este desequilibrado emocional que abre sorrisos tão largos que quase dá pra engolir as orelhas, mas que também arranca lágrimas e faz murchar o rosto.
Um coração para ser alugado, ou mesmo utilizado por quem gosta de emoções fortes.
Um órgão abestado indicado apenas para quem quer viver intensamente contra indicado para os que apenas pretendem passar pela vida matando o tempo, defendendo-se das emoções.
Rifa-se um coração tão inocente que se mostra sem armaduras e deixa louco o seu usuário.
Um coração que quando parar de bater ouvirá o seu usuário dizer para São Pedro na hora da prestação de contas:
"O Senhor pode conferir. Eu fiz tudo certo, só errei quando coloquei sentimento.
Só fiz bobagens e me dei mal quando ouvi este louco coração de criança que insiste em não endurecer e, se recusa a envelhecer"
Rifa-se um coração, ou mesmo troca-se por outro que tenha um pouco mais de juízo.
Um órgão mais fiel ao seu usuário. Um amigo do peito que não maltrate tanto o ser que o abriga. Um coração que não seja tão inconseqüente.
Rifa-se um coração cego, surdo e mudo, mas que incomoda um bocado.
Um verdadeiro caçador de aventuras que ainda não foi adotado, provavelmente, por se recusar a cultivar ares selvagens ou racionais, por não querer perder o estilo.
Oferece-se um coração vadio, sem raça, sem pedigree.
Um simples coração humano.
Um impulsivo membro de comportamento até meio ultrapassado.
Um modelo cheio de defeitos que, mesmo estando fora do mercado,
faz questão de não se modernizar, mas vez por outra, constrange o corpo que o domina.
Um velho coração que convence seu usuário a publicar seus segredos
e a ter a petulância de se aventurar como poeta.
Clarice
terça-feira, 2 de novembro de 2010
ENTRE AMIGOS
ENTRE AMIGOS (Martha Medeiros)
12 de abril de 1999
Para que serve um amigo? Para rachar a gasolina, emprestar a prancha, recomendar um disco, dar carona pra festa, passar cola, caminhar no shopping, segurar a barra. Todas as alternativas estão corretas, porém isso não basta para guardar um amigo do lado esquerdo do peito.
Milan Kundera, escritor tcheco, escreveu em seu último livro, "A Identidade", que a amizade é indispensável para o bom funcionamento da memória e para a integridade do próprio eu. Chama os amigos de testemunhas do passado e diz que eles são nosso espelho, que através deles podemos nos olhar. Vai além: diz que toda amizade é uma aliança contra a adversidade, aliança sem a qual o ser humano ficaria desarmado contra seus inimigos.
Verdade verdadeira. Amigos recentes custam a perceber essa aliança, não valorizam ainda o que está sendo construído. São amizades não testadas pelo tempo, não se sabe se enfrentarão com solidez as tempestades ou se serão varridos numa chuva de verão. Veremos.
Um amigo não racha apenas a gasolina: racha lembranças, crises de choro, experiências. Racha a culpa, racha segredos.
Um amigo não empresta apenas a prancha. Empresta o verbo, empresta o ombro, empresta o tempo, empresta o calor e a jaqueta.
Um amigo não recomenda apenas um disco. Recomenda cautela, recomenda um emprego, recomenda um país.
Um amigo não dá carona apenas pra festa. Te leva pro mundo dele, e topa conhecer o teu.
Um amigo não passa apenas cola. Passa contigo um aperto, passa junto o reveillon.
Um amigo não caminha apenas no shopping. Anda em silêncio na dor, entra contigo em campo, sai do fracasso ao teu lado.
Um amigo não segura a barra, apenas. Segura a mão, a ausência, segura uma confissão, segura o tranco, o palavrão, segura o elevador.
Duas dúzias de amigos assim ninguém tem. Se tiver uma, amém.
e-mail de um amigo meu... me tocou demais...
Lendo o texto abaixo, acho que cada um de vocês poderá refletir e avaliar o quanto vale a pena mantermos e ampliarmos tudo que já conseguimos nos últimos meses. O texto não é meu, mas não conseguiria me expressar de maneira melhor do que o poeta. Ainda que letra morta, com ceretza elas irão ganhar colorido e emoção em nossos corações.
Um abraço, do amigo,
M. D.
REVERÊNCIA AO DESTINO
Falar é completamente fácil, quando se tem palavras em mente que expressem
sua opinião. Difícil é expressar por gestos e atitudes o que realmente
queremos dizer, o quanto queremos dizer, antes que a pessoa se vá.
Fácil é julgar pessoas que estão sendo expostas pelas circunstâncias.
Difícil é encontrar e refletir sobre os seus erros, ou tentar fazer
diferente algo que já fez muito errado.
Fácil é ser colega, fazer companhia a alguém, dizer o que ele deseja ouvir.
Difícil é ser amigo para todas as horas e dizer sempre a verdade quando for
preciso. E com confiança no que diz.
Fácil é analisar a situação alheia e poder aconselhar sobre esta situação.
Difícil é vivenciar esta situação e saber o que fazer. Ou ter coragem pra
fazer.
Fácil é demonstrar raiva e impaciência quando algo o deixa irritado. Difícil
é expressar o seu amor a alguém que realmente te conhece, te respeita e te
entende. E é assim que perdemos pessoas especiais.
Fácil é mentir aos quatro ventos o que tentamos camuflar. Difícil é mentir
para o nosso coração.
Fácil é ver o que queremos enxergar. Difícil é saber que nos iludimos com o
que achávamos ter visto. Admitir que nos deixamos levar, mais uma vez, isso
é difícil.
Fácil é dizer "oi" ou "como vai?" . Difícil é dizer "adeus". Principalmente
quando somos culpados pela partida de alguém de nossas vidas...
Fácil é abraçar, apertar as mãos, beijar de olhos fechados. Difícil é sentir
a energia que é transmitida. Aquela que toma conta do corpo como uma
corrente elétrica quando tocamos a pessoa certa.
Fácil é querer ser amado. Difícil é amar completamente só. Amar de verdade,
sem ter medo de viver, sem ter medo do depois. Amar e se entregar. E
aprender a dar valor somente a quem te ama.
Fácil é ouvir a música que toca. Difícil é ouvir a sua consciência. Acenando
o tempo todo, mostrando nossas escolhas erradas.
Fácil é ditar regras. Difícil é seguí-las. Ter a noção exata de nossas
próprias vidas, ao invés de ter noção das vidas dos outros.
Fácil é perguntar o que deseja saber. Difícil é estar preparado para
escutar esta resposta. Ou querer entender a resposta.
Fácil é chorar ou sorrir quando der vontade. Difícil é sorrir com vontade de
chorar ou chorar de rir, de alegria.
Fácil é dar um beijo. Difícil é entregar a alma. Sinceramente, por inteiro.
Fácil é sair com várias pessoas ao longo da vida. Difícil é entender que
pouquíssimas delas vão te aceitar como você é e te fazer feliz por inteiro.
Fácil é ocupar um lugar na caderneta telefônica. Difícil é ocupar o coração
de alguém. Saber que se é realmente amado.
Fácil é sonhar todas as noites. Difícil é lutar por um sonho. Eterno, é tudo
aquilo que dura uma fração de segundo, mas com tamanha intensidade, que se
petrifica, e nenhuma força jamais o resgata.
Carlos Drummond de Andrade
P.S.: Acho que o texto acima diz tudo! Eu completo dizendo apenas que cada um de vocês é muito especial para mim! Fazem parte da época mais doce e feliz da minha vida! Alguns se fizeram mais presentes, mais todos foram igualmente importantes.
Um abraço, do amigo,
M. D.
REVERÊNCIA AO DESTINO
Falar é completamente fácil, quando se tem palavras em mente que expressem
sua opinião. Difícil é expressar por gestos e atitudes o que realmente
queremos dizer, o quanto queremos dizer, antes que a pessoa se vá.
Fácil é julgar pessoas que estão sendo expostas pelas circunstâncias.
Difícil é encontrar e refletir sobre os seus erros, ou tentar fazer
diferente algo que já fez muito errado.
Fácil é ser colega, fazer companhia a alguém, dizer o que ele deseja ouvir.
Difícil é ser amigo para todas as horas e dizer sempre a verdade quando for
preciso. E com confiança no que diz.
Fácil é analisar a situação alheia e poder aconselhar sobre esta situação.
Difícil é vivenciar esta situação e saber o que fazer. Ou ter coragem pra
fazer.
Fácil é demonstrar raiva e impaciência quando algo o deixa irritado. Difícil
é expressar o seu amor a alguém que realmente te conhece, te respeita e te
entende. E é assim que perdemos pessoas especiais.
Fácil é mentir aos quatro ventos o que tentamos camuflar. Difícil é mentir
para o nosso coração.
Fácil é ver o que queremos enxergar. Difícil é saber que nos iludimos com o
que achávamos ter visto. Admitir que nos deixamos levar, mais uma vez, isso
é difícil.
Fácil é dizer "oi" ou "como vai?" . Difícil é dizer "adeus". Principalmente
quando somos culpados pela partida de alguém de nossas vidas...
Fácil é abraçar, apertar as mãos, beijar de olhos fechados. Difícil é sentir
a energia que é transmitida. Aquela que toma conta do corpo como uma
corrente elétrica quando tocamos a pessoa certa.
Fácil é querer ser amado. Difícil é amar completamente só. Amar de verdade,
sem ter medo de viver, sem ter medo do depois. Amar e se entregar. E
aprender a dar valor somente a quem te ama.
Fácil é ouvir a música que toca. Difícil é ouvir a sua consciência. Acenando
o tempo todo, mostrando nossas escolhas erradas.
Fácil é ditar regras. Difícil é seguí-las. Ter a noção exata de nossas
próprias vidas, ao invés de ter noção das vidas dos outros.
Fácil é perguntar o que deseja saber. Difícil é estar preparado para
escutar esta resposta. Ou querer entender a resposta.
Fácil é chorar ou sorrir quando der vontade. Difícil é sorrir com vontade de
chorar ou chorar de rir, de alegria.
Fácil é dar um beijo. Difícil é entregar a alma. Sinceramente, por inteiro.
Fácil é sair com várias pessoas ao longo da vida. Difícil é entender que
pouquíssimas delas vão te aceitar como você é e te fazer feliz por inteiro.
Fácil é ocupar um lugar na caderneta telefônica. Difícil é ocupar o coração
de alguém. Saber que se é realmente amado.
Fácil é sonhar todas as noites. Difícil é lutar por um sonho. Eterno, é tudo
aquilo que dura uma fração de segundo, mas com tamanha intensidade, que se
petrifica, e nenhuma força jamais o resgata.
Carlos Drummond de Andrade
P.S.: Acho que o texto acima diz tudo! Eu completo dizendo apenas que cada um de vocês é muito especial para mim! Fazem parte da época mais doce e feliz da minha vida! Alguns se fizeram mais presentes, mais todos foram igualmente importantes.
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